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2020, une année de transition pour Germicopa

Devant faire face à une légère diminution de ses surfaces, Germicopa entend en profiter pour ajuster certaines variétés, revoir les calibres commerciaux et anticiper les changements de génération, en accompagnant les nouveaux producteurs. Conséquence directe des Egalim, 2020 sera aussi l’année de la mise en place d’un nouveau contrat entre le collecteur et ses producteurs.

Un nouveau contrat entre collecteur et producteurs va être mis en place. Le prix de base tiendra compte du rendement, des prix de vente, des invendus, des litiges et réclamations.

"Avec des pénalités de 0,15 €/t seulement, la qualité est au rendez-vous", souligne Ewen Thomas, responsable technique, en ouvrant la réunion de producteurs Germicopa, le 11 février dernier à Carhaix (29). Mais la campagne 2019-2020 est néanmoins compliquée pour le collecteur. "Les arrachages tardifs ont décalé les expéditions de variétés export. Et tous les volumes n’ont pas pu être arrachés", précise Baptiste Brunello, directeur de production.

 

Une campagne export compliquée

"La campagne export s’est déroulée en deux temps, explique Florimond Desprez. Si elle a plutôt bien démarré, on a ensuite assisté à un effondrement provoqué par le marasme sur le marché algérien". Un marché où ne se sont écoulées cette année que 85 000 tonnes de plants, à comparer aux 115 000 tonnes habituelles. "La marchandise qui n’a pas trouvé preneur s’est détournée vers d’autres marchés, qu’elle a déstabilisés". Et les expéditions de fin de campagne ont été contrariées par les grèves sur les ports français, les nombreuses tempêtes en mer et une pénurie de containers, encore aggravée par l’épidémie de coronavirus, qui perturbe les échanges mondiaux.
"Pour les livraisons de printemps, les perspectives sont mitigées", rajoute le directeur général de Germicopa. En pomme de terre de consommation, certains opérateurs peinent à trouver toutes les surfaces dont ils ont besoin suite à la forte concurrence avec le marché de la transformation, frite ou chips, en forte progression.

Construire un prix qui ne soit plus discutable, parce que basé sur des indicateurs.

Accompagner les nouveaux producteurs

"2020-2021 sera une campagne de transition", annonce Baptiste Brunello Les surfaces seront en repli de 227 hectares, 74 dans le Nord et 153 en Bretagne, "ce qui représente 6 % de notre collecte". Et le direceur de production d’avancer plusieurs explications : si la concurrence s’intensifie en Bretagne, avec l’arrivée de nouveaux collecteurs, Germicopa doit aussi intégrer les collectes de Gopex et Celtiane et en profite pour ajuster certaines variétés. "Il y a également des pénuries de souches, comme pour Malou. Et les départs en retraite représentent une cinquantaine d’hectares".
Pour y faire face, Germicopa va étendre la gamme des calibres commerciaux afin d’avoir un peu plus de volume disponible à la vente. "Et nous allons anticiper les changements de génération, en accompagnant l’installation de jeunes ou de nouveaux producteurs, et en diversifiant nos zones de production, avec des tests en Espagne et en Italie".

 

Germicopa

Aller vers plus de transparence

Conséquence directe des Egalim, 2020 sera aussi l’année de la mise en place d’un nouveau contrat entre collecteur et producteurs. "Il sera plus équilibré et plus transparent sur la répartition de la valeur, indique Baptiste Brunello. Le prix de base tiendra compte du rendement, de nos prix de vente, des invendus, des litiges et réclamations". Établi par le Gnis, le coût de production du plant rentrera aussi en ligne de compte.
Si le contrat s’appliquera à la campagne 2020-2021, Germicopa souhaite néanmoins associer ses producteurs dès à présent et une première rencontre se tiendra en mai prochain autour du prix de base. "Nous voulons construire un prix qui ne soit plus discutable, parce que basé sur des indicateurs", affirme Florimond Desprez qui reconnaît là "un changement profond".
Dans le même temps, Germicopa aimerait étendre un prix fixe à d’autres variétés que Daisy. Et devrait lancer rapidement un portail producteurs pour faciliter les échanges d’informations, notamment au moment des expéditions, le stockage des données...

 

De nouvelles variétés

Les réunions de producteurs sont aussi l’occasion, pour Germicopa, de présenter ses nouveautés. "Six variétés ont été inscrites en 2019", indique Ewen Thomas, responsable technique et qualité. Peu sensible au mildiou du feuillage, à la gale commune et au virus Y, Alix est destinée au marché bio du frais en France et en Europe. Rustique, Décibel offre une bonne tolérance aux stress. Avec son fort pourcentage de gros calibres et sa belle productivité, Mélène vise le marché de l’export, tout comme Topaze, une variété à peau rouge. Produisant plus de 20 tubercules de moins de 40-45 mm, Catimini se destine au segment de la grenaille, un marché en développement. Et pour la fécule, Davina présente une multi-résistance aux souches de gale verruqueuse. "Parmi les variétés en fort développement, Amany et Kelly, sur le segment des frites, vont atteindre les 2 000 hectares. Et pour les chips, Edony et Punchy vont entrer en test chez les leaders du marché".

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