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Aides à l’agroéquipement : éclusées en quelques semaines

Les deux mesures du Plan de relance dédiées à l’aide à l’investissement dans des agroéquipements ont été épuisées en quelques semaines. Les 20 M d'euros inclus dans le plan protéines devraient être réabondés rapidement. Ce ne sera pas le cas, "dans un premier temps", pour les 215 M d'euros dédiés à la conversion des agroéquipements.

Un réabondement est d’ores et déjà prévu pour le dispositif de 20 M€ inclus dans le plan protéine. Il sera toutefois réorienté vers les légumineuses.
© Pixabay

Il aura fallu quelques semaines à peine pour qu’elles soient éclusées. Les guichets des aides aux agroéquipements du plan de relance ont fermé leurs portes à quelques jours d’intervalle. L’une sera réouverte rapidement, l’autre pas, en tous les cas dans l’immédiat. La plus importante est celle des aides à la conversion des agroéquipements, dotée de 215 M€. Elle est close depuis le 27 janvier, après avoir connu un "succès massif et rapide", avec 14 710 dépôts de dossiers, pour un montant de 205 M€, rapporte le cabinet du ministre de l’Agriculture. Les 10 M€ restants sont sanctuarisés pour être par la suite rouverts aux départements d’outre-mer qui ont déposé "un peu moins de dossiers" que le reste du territoire.
Cet écoulement rapide des fonds était "recherché", assure-t-on Rue de Varenne, qui parle "d’effet blast". L’objectif était "d’obtenir rapidement des effets sur le terrain".
Pour l’heure, il n’est pas prévu que la mesure soit ré-abondée, expliquent les services du ministre. Ils précisent toutefois que des rendez-vous interministériels sur le plan de relance sont prévus tous les trois mois, à l’issue desquels des transferts peuvent être réalisés.

 

Seconde tranche pour la protéine

À l’inverse, un réabondement est d’ores et déjà prévu pour l’autre dispositif de 20 M€ inclus dans le plan protéine. La décision doit être prise prochainement à l’occasion d’un conseil d’administration de FranceAgriMer. Le financement de cette nouvelle tranche n’est pas encore connu, et pourrait provenir des transferts entre ministères au sein du plan de relance. Son montant devrait être "équivalent" à la première tranche, a précisé le cabinet de Julien Denormandie. Son guichet a été fermé le 20 janvier, après que FranceAgrimer a reçu un peu plus de 60 M€ de dossiers. "Le succès a été plus rapide que nous le pensions", reconnaît le cabinet du ministre. Les services du ministre appellent les agriculteurs qui ont vu leur dossier rejeté à retenter leur chance pour la seconde tranche. Celle-ci sera toutefois réorientée vers les légumineuses, car les dossiers acceptés pour les premiers 20 M€ ont été majoritairement dédiés aux fourrages, et que le ministère souhaite préserver un équilibre entre les deux mesures. Si tous les demandeurs ne verront manifestement pas leur dossier aboutir, le cabinet du ministre rappelle que d’autres dispositifs du plan de relance permettent de bénéficier de soutien à l’investissement.

 

"Tous les agriculteurs doivent être informés"

Depuis quelques semaines, les chambres d’agriculture de Bretagne mobilisent leurs conseillers spécialisés et leurs chargés de mission pour décrypter, analyser, informer et accompagner les agriculteurs bretons dans une meilleure compréhension de l’ensemble de ces dispositifs financiers, afin de leur permettre de saisir les opportunités de financement de leurs projets.
- Un espace dédié sur le site internet des chambres d’agriculture est disponible et mis à jour en permanence par les conseillers spécialisés pour décrypter les différents dispositifs :
www.chambres-agriculture-bretagne.com rubrique "plan de relance agricole",
- Une Newsletter "Plan de Relance" est adressée de manière régulière à plus de 20 000 agriculteurs dès que les dispositifs du volet agricole sont précisés et ouverts à candidatures (la prochaine est prévue début février),
- Les équipes de conseillers spécialisés qui se mobilisent pour proposer aux agriculteurs d’entrer dans les dispositifs auxquels ils peuvent prétendre.
"L’agriculture bretonne est aujourd’hui attendue pour répondre à des enjeux essentiels de souveraineté alimentaire, d’emploi, de transition énergétique, d’atténuation du changement climatique ou encore de préservation de la biodiversité. Le volet agricole du plan de relance économique vise à soutenir les exploitations qui ont particulièrement souffert des conséquences de la crise sanitaire, mais aussi pour remettre du carburant dans le moteur des ambitions pour notre agriculture régionale et des enjeux à relever à l’échelle de chaque exploitation. J’ai demandé aux collaborateurs des chambres d’agriculture de Bretagne d’être à nouveau pleinement investis dans cet accompagnement pour qu’aucun agriculteur breton ne passe à côté de ces opportunités", souligen André Sergent, président de la Crab.

 

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