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The land : développer les territoires ruraux d’aujourd’hui et de demain

Face à un monde agricole et une société mouvants, Jean-Marc Esnault, directeur du tout nouveau campus "The land", basé à Rennes, nous présente sa vision de la formation d’aujourd’hui et de demain. Des formations novatrices, intimement liées au monde professionnel et au territoire, visant à développer des compétences transversales et répondre aux enjeux de la ruralité en apportant des solutions locales et responsables.

Jean-Marc Esnault, directeur général de "The Land".

"The land" c’est quoi ?

Jean-Marc Esnault. "The land" est un Campus hybride, un écosystème comme j’aime l’appeler. C’est tout d’abord de la formation ; secondaire avec trois lycées historiques du 35, les Lycées Antoine de Saint-Exupéry, supérieur, allant jusqu’au bac +6, organisée autour de huit établissements, et de la formation continue. Mais pas seulement ! "The land", c’est aussi, des actions sociales et culturelles (une émission TV, des conférences, un magasin de producteurs...), et un pôle de développement économique en milieu rural. Dans ce cadre, nous avons plusieurs outils, un incubateur, qui permet d’accompagner, de conseiller et de former de jeunes entrepreneurs pendant 9 mois, une "pépinière d’entreprises", qui accueille de jeunes entreprises émergentes pendant 3 ans, des laboratoires d’idées, d’expérimentation… Un lieu hybride et novateur qui souhaite accompagner l’émergence d’une nouvelle ruralité.

Comment est né le projet ?

J-M.E. Après guerre on a créé des établissements agricoles, pour développer une agriculture productive pour nourrir la population. Mais le contexte a évolué et est aujourd’hui très différent, les enjeux sont multiples, environnementaux, sociétaux (…). De plus, aujourd’hui 80 % de la population vit en zone rurale, un phénomène qui a tendance à s’ancrer avec le covid, comme en témoignent les courbes de l’immobilier et du télétravail, en hausse (…). Si dans les années 80, il fallait aller en ville pour trouver du travail, ce n’est maintenant plus le cas. The land a ainsi pour ambition d’accompagner cette transition. Après trois ans de travail, nous avons officiellement inauguré notre projet en septembre dernier, que nous avons appelé "The land", qui signifie "terre", pour marquer notre lien au territoire.

Quelle est la plus-value de "The land" ?

J-M.E. L’ADN de notre écosystème est de décloisonner, nous ne fonctionnons pas en silo, nous souhaitons créer de la perméabilité entre le monde professionnel et celui de la formation. Plus de 70 % des cours sont prodigués par des professionnels. Nous prônons aussi, la voie de l’apprentissage, même pour les étudiants en études supérieures. Enfin, nous souhaitons faciliter les synergies positives et soutenir de jeunes talents. Comme par exemple, un jeune étudiant d’un de nos établissements, souhaitait faire de la transformation à la ferme. Il a pu bénéficier de l’incubateur, mais aussi de notre laboratoire R&D agroalimentaire pour développer ses recettes et s’assurer de la qualité de ses produits avant de se lancer en circuit court.

 

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