Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Pas de glyphosate détectable dans leurs urines

Tous sont utilisateurs de glyphosate. En réponse aux pisseurs volontaires, vingt agriculteurs de la FDSEA du Morbihan ont fait analyser leurs urines, mi-août. "Seuil non détectable". Alors, ils réclament qu’on les laisse travailler sereinement sinon, "on ira à la guerre", prévient, Frank Guéhénnec.

Les résultats sont tombés, un seuil non détectable qui conforte les éleveurs de la FDSEA réunis à Plescop, mardi dernier.

"On ne peut pas distiller la peur comme ça et la défiance à tout propos vis-à-vis du métier". Vendredi 12 août, premier étage de l’hôpital Schubert de Vannes, centre de prélèvement. Ils seront une vingtaine d’agriculteurs de la FDSEA à donner, un à un, leur flacon d’urine "pour constituer un échantillon représentatif", note alors Franck Pellerin, en charge du dossier environnement à la FDSEA.

 

Glyphosate non détectable

Trois semaines plus tard, après analyses par chromatographie réalisées dans le seul CHU français agréé, les flacons ont parlé. "On peut rassurer tout le monde, on est tous inférieurs à la norme de détection. Glyphosate non détectable !", assurent-ils. Face "aux attaques incessantes que notre profession subit", ces représentants de la FDSEA se veulent donc rassurants "et ouverts à une dynamique de progrès que nous déclinons dans notre contrat de solutions", détaille Jean-René Menier.

S’il faut aller à la guerre, on ira à la guerre

 

Réveiller les élus

Le malaise n’est cependant pas dissipé. "Certains maires ont pris des arrêtés à Langouët en Ille-et-Vilaine, ou au Palais à Belle-Île. Si on n’a pas le réveil de la majorité silencieuse des maires, on demandera l’application de la règle de réciprocité et d’antériorité", prévient Frank Guéhennec (application de la règle de non construction à une distance équivalente à celle édictée par l’arrêté de non traitement, NDLR). Président de la FDSEA du Morbihan qui annonce également la suspension des discussions de la profession dans le cadre de la révision de la charte de l’agriculture et de l’urbanisme, spécificité morbihannaise. "On fermera tous les chemins pédestres qui circulent sur nos exploitations", cite-t-il aussi en mesure de rétorsion. Idem pour les boues de stations d’épuration, "on ne les accueillera plus sur nos terres. On donnera systématiquement des avis défavorables quand nous seront consultés pour les Plu et Scot", poursuit-il déterminé à faire bouger les lignes. "S’il faut aller à la guerre, on ira à la guerre". Le ton de la rentrée syndicale est donné.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Dégâts de choucas : une nouvelle organisation dans les Côtes d’Armor
La population de cette espèce protégée augmente inexorablement depuis plus de dix ans dans le département. En 2019, la profession…
La filière méthanisation  sur une ligne de crête difficile
Plus de 1 300 unités de méthanisation seraient en projet, pour 900 actuellement en fonctionnement, selon le ministère de la…
À Pleyber-Christ (29), Une salle de traite qui limite les contraintes
âgés de 50 ans, Gisèle et Bruno Kérébel ont profité du changement de leur salle de traite pour imaginer une installation qui leur…
Le Gaec des Chênes préfère  une gestion durable de ses haies
Avec un linéaire de dix-neuf kilomètres de haies, le bien-nommé Gaec des Chênes, à Plougonven (29) a mis en place, il y a des…
L'embauche de réfugiés : une expérience en cours en Centre Bretagne
Face à la pénurie de main d'œuvre dans les élevages de Centre Bretagne, des élus ont décidé, en fin d'année dernière, de lancer…
ASAP : nous ne serons pas les dindons de cette farce !

Acte 1 : début 2019, le Grand Débat National offre la possibilité aux citoyens d’exprimer leurs attentes en matière de…

Publicité