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Surveillance IBR après un cas positif détecté en Bretagne

Alors qu'un cheptel a été confirmé positif en IBR (Rhinotrachéite infectieuse bovine) en octobre 2019, le GDS a organisé une réunion à Pleine Fougères pour faire le point sur la situation actuelle et rappeler aux éleveurs et à tous les intervenants en élevage les mesures de biosécurité à renforcer.

Une quarantaine de personnes a assisté à la réunion durant laquelle les mesures de biosécurité ont été rappelées.

"Entre octobre 2018 et juin 2019, cinq cheptels ont été détectés séropositifs en IBR à l’issue de la prophylaxie bovine. Des mesures de surveillance et de prévention sanitaire ont été mises en place depuis. Un nouveau cheptel a été confirmé positif en octobre 2019", explique en préambule Bertrand Colleu, président du GDS 35. La preuve que malgré la très bonne situation régionale en IBR, rien ne doit jamais être considéré comme acquis en matière de sanitaire. Ainsi, sur la Bretagne la maladie est presque éradiquée, avec 98,2 % des cheptels qualifiés indemnes d'IBR. Restent 11 cheptels détenant des bovins positifs, soit 637 bovins. "Cette maladie très contagieuse existe, même si elle a été un peu oubliée", ajoute Bertrand Colleu. Différentes mesures ont été mises en place en termes de surveillance, protection et prévention. À commencer par le contrôle sérologique sur lait de tank du voisinage des élevages possédant des animaux positifs (une dizaine de cheptels suivis tous les mois), et des analyses complémentaires chez les voisins allaitants. "Une surveillance par analyses complémentaires dans les concours a aussi été mise en place. Et pour protéger les zones de voisinages, des doubles clôtures ont été posées dans les zones de pâturage commun", poursuit Thierry Le Falher, responsable des opérations d'action sanitaire au GDS.

En termes de mesures de maîtrise de la maladie, la vaccination des bovins positifs a été faite dans tous les cheptels infectés, accompagné d'un plan de surveillance régulier des bovins négatifs en contact des bovins positifs vaccinés et les bovins positifs sont réformés prioritairement. "Un plan d’assainissement est proposé par le GDS Bretagne pour les éleveurs adhérents : en complément des prises en charges des frais de prophylaxie obligatoire, nous apportons des aides financières aux éleveurs qui s’engagent dans un plan d’éradication", explique Stéphane Jeuland, directeur.

L'enjeu est surtout commercial sur le marché national et mondial.

 

Des règles simples, pratiques et efficaces

Lors de la réunion organisée à Pleine Fougères avec éleveurs et techniciens, un rappel a été fait des mesures générales de biosécurité pour prévenir l’introduction de tout agent pathogène en élevage : "L’éleveur ainsi que tout intervenant en élevage doit veiller à respecter des règles simples, pratiques et efficaces", insiste Bertand Colleu. À commencer par la désinfection des bottes et autres matériels à l’entrée et à la sortie de chaque élevage : la présence d’un robinet et de matériel de lavage est nécessaire. Idéalement le port d’une tenue à usage unique par élevage est conseillé pour éviter le transfert de matières contaminées entre sites d’élevage ou la mise à disposition par l’éleveur d’une tenue dédiée aux intervenants. La maîtrise des accès du camion et du chauffeur dans l’élevage est aussi importante : l’embarquement des animaux doit se faire en dehors de la zone d’élevage et il faut donc prévoir un local spécifique. Pour ce qui est de la prévention au pâturage : les pâturages contigus entre deux cheptels différents peuvent être source de contamination. La séparation par un fil de clôture est insuffisante, une double clôture espacée de 2 à 5 mètres est recommandée. Enfin, lorsqu’il en connaît l’existence, l’intervenant visite un élevage sous surveillance en fin de tournée.

Il n’existe pas de traitement curatif spécifique à l’IBR. Les seuls traitements préconisés visent à soulager les animaux. La vaccination n’offre pas une protection totale mais limite fortement le risque d’excrétion virale par les animaux infectés et donc la contamination des animaux sains. L’expression clinique de la maladie n’est pas fréquente. L’enjeu est surtout commercial sur le marché national et mondial. Les bovins positifs ne peuvent pas être vendus à destination d’élevage. "Profitons de cette alerte pour être en veille, c'est aussi le rôle du GDS", conclut Bertrand Colleu.

 

L'IBR, de quoi síagit-il ?

Selon la souche, le virus de la rhinotrachéite infectieuse bovine (IBR) affecte plutôt les voies respiratoires ou génitales avec un impact variable. L’infection peut se traduire par un syndrome grippal contagieux, des surinfections bactériennes… L’affection génitale conduit à différents types de lésions, des métrites et mortalités embryonnaires. On observe également des mortalités néonatales.

Modes de contamination :
- d’animal à animal par excrétion directe du virus,
- transport du virus par les hommes (vêtements), les machines.

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