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Porc : dix groupements visent le mâle entier en 2022

Dix organisations de producteurs de porcs se positionnent pour le mâle entier à partir de 2022. Une information à l'attention de leurs adhérents a été transmise. Reste les abatteurs à convaincre maintenant.

Le 23 juin, dix organisations de producteurs (OP) ont informé leurs adhérents qu'à partir de 2022, leur référence "sera une production issue d’élevages ayant arrêté la castration des porcelets". En conséquence, le prix de base de ces groupements sera "un prix moyen s’appliquant à une population de porcs femelles et mâles entiers". Une décision qui aura des conséquences sur le marché porcin avec près de 12 millions de porcs, car les groupements en question représentent la moitié de la production française. Les signataires de cette note sont Agrial, Eureden, Elpor, Evel’Up, Porcinéo, Porélia, Syproporcs, Porvéo, Porc armor évolution et le groupement régional des producteurs de porcs de l’Ouest (GRPPO), indique Agra (source Réussir porc et Porc mag).
En effet, la castration à vif des porcs sera interdite à partir du 31décembre 2021, d’après un arrêté du ministère de l’Agriculture paru le 27 février au Journal officiel. Ce texte fixe les grandes lignes de la transition à venir, tout en laissant de nombreuses questions en suspens.
Or, dans la note adressée à leurs adhérents, les groupements prévoient que "la qualité, en matière de carcasses de porcs mâles entiers, devra être mesurée en abattoir sous la responsabilité d'Uniporc-Ouest" et que le coût de ce contrôle qualité "sera financé via une cotisation dédiée portant sur les porcs charcutiers issus d'élevages ayant arrêté la castration". Les OP continueront toutefois à commercialiser des porcs castrés "pour répondre aux besoins spécifiques de certains marchés".

Quid de la réponse des abatteurs ?
Interrogées, les OP disent ne pas vouloir s'exprimer davantage avant les négociations avec l'aval. "Je ne sais pas ce qui sera demandé, je ne sais pas où l'on va. Après, cela va dépendre de l'abatteur", indique perplexe, un éleveur d'un des groupements. Mâle entier/détection des odeurs en abattoir ou anésthésie en élevage... rien n'est inscrit dans le marbre pour le moment.
D'après l'Ifip interrogé en mars dernier par Agra, la prise en charge de la douleur occasionnerait un surcoût non négligeable. "Il y a quelques années, nous avions chiffré le surcoût à 17 centimes par porcelet pour l'analgésie et 31 centimes par porcelet pour l'anesthésie", rappelle Valérie Courboulay en charge du bien-être animal. Des sommes qui comprennent le produit utilisé et la main-d'œuvre. "Le temps de travail est doublé, poursuit-elle, car il faut prendre les porcelets deux fois".
Aujourd'hui, les éleveurs sont en train de mettre en place les mesures de biosécurité. "Mettre des clôtures a un coût", indique l'éleveur de porcs, auxquelles viendront s'ajouter les charges du bien-être animal demain. Les producteurs ne pourront pas tout supporter seuls.

 

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