Vêlages à 23 mois : quelle organisation ?
Éleveur de génisses depuis 2015 à Bruz, Stéphane Brizard ouvrait les portes de son exploitation le 13 novembre, sur le thème du vêlage à 23 mois. Une opération menée par le Ceta 35 pour montrer quelle oragnisation a mis en place l'éleveur, pour être performant sans surcharge de travail.

Auparavant producteur de lait depuis 2002, Stéphane Brizard a arrêté progressivement cet atelier, pour se consacrer à l'élevage de génisses laitières. Seul sur son exploitation, "j'étais un peu lassé par la production laitière, la modernisation de mon atelier était compliquée et j'avais aussi des soucis physiques", explique-t-il. Et de préciser : "en revanche, j'ai toujours eu la passion pour l'élevage de génisses". Il décide donc de s'y consacrer, mais à une condition, imaginer une organisation du travail confortable qui lui permette aussi d'être performant. Stéphane Brizard récupère les génisses à 30-35 jours chez le naisseur et les revend à j-50 avant le terme pour les Prim'Holstein, et J-100 pour les Montbéliardes et les Normandes. Il fonctionne par lots de 32 génisses, réparties en quatre cases, le plus homogène possible. Il a façonné son organisation pour être le moins possible sensible aux contraintes. À commencer par l'alimentation. À leur arrivée, elle sont mises à la diète et reçoivent un thé de foin.
Une mache fabriquée par l'éleveur
Le lendemain, il passe à la poudre de lait, avec un repas par jour. "J'utilise un taxi à lait pour réguler la distribution, la température et la qualité". Ensuite, les génsisses ont une mache, fabriquée par l'éleveur, qui leur donne une ration pour 10 jours. Les vaches de 8-10 mois ont, elles, une ration de maïs, paille, soja, tous les trois jours et demi. Pour Martial Chesnais, animateur au Ceta 35, "il y a beaucoup de choses qui sont transposables chez les éleveurs laitiers pour l'élevage de leurs génisses". Par contre, si Stéphane Brizard passe moins de temps pour l'alimentation de ses génisses, cela ne le dispense pas d'aller les voir tous les jours. Idem pour la reproduction. "Souvent on attend trop", juge l'éleveur. "Dès 10-11 mois, on peut repérer des chaleurs et inséminer à 12-13 mois". Avec son organisation, Stéphane Brizard atteint 95 % de réussite après la 2e IA, sans faire déraper les coûts de production ni le temps de travail.











