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Cecab groupe devient groupe d'aucy

Le groupe, qui cloture un cycle d’importantes restructurations, a décidé de changer d’identité avec un nom fédérateur autour de la marque produit d'aucy. Une marque avec laquelle l'entreprise partage les valeurs d'innovation, tournées vers le consommateur.

Serge Le Bartz, président 
du groupe et Alain Perrin qui a pris 
la direction générale en février.
Serge Le Bartz, président
du groupe et Alain Perrin qui a pris
la direction générale en février.
© terra

Le groupe termine 2014 sur un résultat net positif, "pour la première fois depuis 2011", indiquait le nouveau directeur général Alain Perrin, lors d'une rencontre avec la presse le 22 juin au siège du groupe dans le Morbihan. Ce résultat qui prend en compte la liquidation de Gad en totalité s'établit à 12,4 millions d'euros, "à peine moins que les excellentes années".

En très peu de temps, les restructurations se sont enchaînées dans plusieurs activités du groupe : viandes, œuf, légumes et snacking. Cette phase de "transition" a été jugée opportune pour le groupe, pour changer de nom. "Nous y réflechissions depuis plusieurs années, explique Serge Le Bartz, agriculteur à Lignol dans le Morbihan et à la présidence du groupe depuis juillet dernier. La fusion de deux coopératives du groupe, Cecab et Union fermière morbihannaise, validée le 19 juin lors de notre assemblée générale a été le déclencheur". En adoptant le nom de cette marque à forte notoriété, le groupe d'aucy veut se doter d'une meilleure visibilité, fédérer, et véhiculer des valeurs d'innovation chères à la fois à la marque et à l'entreprise.

Centré sur quatre métiers

"Toutes les filières animales souffrent", souligne Alain Perrin. Après des années "compliquées", le groupe se recentre aujourd'hui sur quatre métiers. Le premier d'entre eux, en termes de chiffre d'affaires, est aussi désormais le plus visible à travers le nouveau nom du groupe : les légumes d'aucy appertisés (aussi dénommés légumes "long life") représentent 525 millions d'euros du chiffre d'affaires (35 %). La progression de 0,3 point de parts de marché sur la marque d'aucy en France, bien que modeste, reste encourageante selon le dirigeant, dans un contexte de forte pression de la distribution. Les MDD qui constituent 70 % de la production sont également en progrès. Sur les 48 millions d'euros investis par le groupe d'aucy en 2014 toutes branches confondues, les sites de conditionnement de légumes appertisés représentent l'essentiel des investissements. Le groupe a optimisé l'organisation industrielle, fermé des sites en 2013 et s'est recentré sur deux sites bretons (UFM Locminé et la Conserverie morbihannaise au Faouët) qui ont vu leur capacité augmenter à 110 000 tonnes en 2014 avec 400 ETP employés sur chaque. Et d'autres sites ont été spécialisés sur le conditionnement.

Sur le métier des viandes, le groupe est totalement sorti de l'abattage-découpe en cédant Gad à la SVA Jean Rozé en octobre dernier. Mais il a gardé le site Aubret de transformation de poitrine de porc (41 000 t). Il envisage un partenariat industriel pour consolider cet outil qui "fait de la croissance interne et sur lequel nous continuons d'investir", confie Alain Perrin, avec "sûrement des pistes concrètes pour 2015-1016".

En œuf, Produits élaborés de Ploërmel, filiale de transformation vers la RHD réalise 180 millions d'euros de CA sur des produits à haute valeur ajoutée. Et le groupe conserve 20 % de parts dans Matines après que Sofiprotéol soit devenu l'actionnaire majoritaire en 2014.

Restructuration aussi dans l'activité du snacking : "Cobral est en perte. La fermeture du site de Lorient a permis de récupérer la moitié de la perte. Nous nous sommes concentrés sur le site le plus moderne, à Pontivy". Si l'amélioration de la performance industrielle est un challenge possible à relever pour le dirigeant, "le volet commercial n'est pas gagné" en revanche.

Enfin sur les activités agricoles amont (29 % du CA), la collecte des céréales progresse et les résultats restent satisfaisants malgré la baisse des cours. Les coopératives Cecab et Broons ont mutualisé les services avec des équipes régionalisées même si deux marques subsistent sur le terrain.

Progresser
sur le résultat

"Beaucoup de travail est engagé pour réduire l'endettement qui tend à baisser. L'objectif en 2015 est de progresser sur notre résultat d'exploitation. On peut croitre de 10 % sur l'exercice", estime le dirigeant qui voit des "marges de manœuvre significatives en interne", ainsi qu'une capacité d'innover encore, sur PEP et d'aucy. Le groupe mise par ailleurs sur de la croissance externe sur d'aucy long life, "dans les deux à trois ans, précise Alain Perrin. Quatre territoires sont visés à l'étranger". En France et en Europe, d'aucy "résiste par de l'innovation, poursuit-il, mais il est vital de repositionner nos activités à l'export où les marchés sont porteurs de croissance".

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