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GDS Bretagne propose de nouveaux avantages à ses adhérents

Après deux années de structuration et de gestion "restrictive", le GDS Bretagne annonce un retour financier et technique envers les éleveurs sous la forme de services supplémentaires.

Autour du président de GDS Bretagne Thierry Le Druillennec, (premier plan) : Bertrand Colleu, Hervé Radenac, André Riou et le directeur, Stéphane Jeuland.

Après deux années de serrage de vis budgétaire, le GDS Bretagne respire mieux financièrement. Avec l'amélioration de la situation sanitaire, le groupement annonce donc vouloir renforcer les avantages de ses adhérents à partir de sept nouvelles mesures. "Le 9 juillet au vue de la situation budgétaire, nous avons voulu plus de prise en charge et plus de confort pour l'éleveur", atteste Thierry Le Druillennec, président du GDS Bretagne depuis un an et producteur de lait à Gurunhuel dans les Côtes d'Armor.

 

Sept nouveautés pour un "retour éleveur"

Le GDS Bretagne annonce un ratio "retour sur cotisation" à leur adhérent équivalent à 35 % en moyenne (sur cinq ans). Ce meilleur retour sur la cotisation passe par la prise en charge supérieure (voir encadré) du remboursement des analyses, la prise en charge totale de toutes les analyses (BVD, paratuberculose et néosporose) avant la vente des animaux, la prise en charge systématique à 100 % des boucles de prélèvement de cartilage auriculaire dans un objectif de zéro BVD en 2021, le choix d'une meilleure indemnisation des bovins allaitants en plan d'assainissement BVD... De plus, les responsables voient un "vrai gain technique" de ces "décisions prises à l'écoute du terrain", et espèrent que ces actions volontaires mais financées encourageront l'éleveur-vendeur à faire les analyses.

 

Une situation qui s'est améliorée

Pour rappel, en 2015, les quatre GDS bretons fusionnaient. En 2019, le GDS Bretagne voyait partir les 1,2 millions d'euros d'aides de l'Etat. Depuis deux ans, les décisions prises plus rigoureuses portaient sur des mesures d'économies, s'accompagnant également d'une augmentation de la cotisation sur trois ans. "Depuis deux ans, un travail de fond s'est mis en place pour trouver des économies, cela se traduit par un résultat plutôt positif. On ne veut pas de matelas, on préfère redonner aux éleveurs dès que l'on peut. Maintenant, après des années un peu difficiles, nous sommes indépendants", justifient Thierry Le Druillennec et le trésorier André Riou. En effet, à l'issue de l'exercice, le résultat financier repasse dans le vert à + 698 000 €.
Les bons résultats sanitaires jouent également sur la réduction des coûts. L'opération "BVD free 2021" se poursuit. Alors que 88 % des élevages laitiers sont considérés comme indemnes, en 2019 près de 30 % d'IPI en moins ont été dépistés avec un impact moindre dans les cheptels. "La BVD peut atteindre parfois un coût de 1,4 millions d'euros par an. Cela fait plus de 20 ans que nous sommes sur la BVD", indique Hervé Radenac, secrétaire, précisant que la BVD est devenue une "maladie réglementée". Enfin, il rassure quant à la découverte de nouveaux foyers IBR en 2019 en Ille-et-Vilaine, "vite détectés, ils sont sous contrôle". Douze élevages suivent un plan d'assainissement avec vaccination et élimination des animaux trop contaminés. Et malgré ces foyers, la Bretagne se classe toujours en ZEF (zone épidémiologiquement favorable), avec pour bénéfice une économie de 4,7 millions d'euros par an depuis 10 ans par un allégement des contrôles d'IBR. Enfin, la biosécurité devient un axe important en élevage bovin. Formation en groupe et audit individuel se déploient avec une centaine d'élevages audités en 2019.

 

Les sept nouveaux avantages proposés aux adhérents

- Remboursement partiel des analyses de l'ordre de 80 % quelle que soit la section (avant 70 %),
Prise en charge totale de toutes les analyses (BVD, paratuberculose, néosporose) avant la vente et à 50 % pour toutes les analyses à l'achat pour les bovins bretons,
Néosporose : étude et prise en charge de toute suspicion dès le 1er résultat positif,
- Encourager le choix d'une meilleure indemnisation dès l'entrée en plan d'assainissement (pour les bovins allaitants en plan d'assainissement BVD),
- Prise en charge systématique et à 100 % des boucles de prélèvement de cartilage auriculaire TST en plan assainissement BVD,
- Ehrlichiose : dépistage systématique pris en charge en cas d'avortements répétés (en complément des six maladies déjà recherchées),
- Prise en charge à 80 % d'un lave-botte (à la suite d'un audit biosécurité de GDS Bretagne).

 

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