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Pour faciliter l’accès au pâturage, Pays d’Iroise finance les boviducs

Les exploitations et les troupeaux laitiers s’agrandissent, la circulation routière s’intensifie… Pas toujours simple, dans ces conditions, de maintenir un accès à l’herbe suffisant pour les animaux. Parce que le boviduc peut résoudre quelques difficultés, Pays d’Iroise communauté a décidé d’aider à leur financement.

Si le boviduc permet souvent au troupeau d’accéder à de nouvelles parcelles, il peut aussi être installé sous une route devenue trop dangereuse à traverser du fait de l’augmentation de la circulation routière.
© Chantal Pape

"Le maintien d’une économie agricole sur le territoire est un enjeu majeur pour notre avenir", estime Pays d’Iroise communauté qui, depuis quelques temps déjà, a décidé d’octroyer une aide à l’installation des jeunes agriculteurs. Début 2020, la communauté de communes a décidé d’aller plus loin, en subventionnant l’installation de boviducs. "Nous voulons accompagner les éleveurs vers davantage d’autonomie et des pratiques plus respectueuses de l’environnement et de la biodiversité", avance-t-elle pour expliquer son choix.

Eviter les routes dangereuses

Ici, le boviduc permettra d’accéder à de nouvelles parcelles et d’augmenter ainsi les surfaces pâturables par les animaux, "voire de passer dans des systèmes tout herbe", indique Kevin Guimard, animateur au développement économique. Ailleurs, il sécurisera la traversée d’une route, devenue dangereuse dans un contexte d’augmentation de la circulation routière et de diminution de la main d’oeuvre sur les exploitations. "Tout le monde y gagne : l’éleveur et son troupeau, mais aussi les automobilistes".

De 30 à 50 % d’aide

Accordée aux éleveurs ayant leur siège social sur le territoire de la communauté de communes, l’aide est de 30 % des investissements, boviduc et travaux connexes, avec un plafond de 20 000 € HT pour franchir une voie communale, 40 000 € pour une voie départementale, soit une subvention maximale de 6 000 et 12 000 €. "Le taux d’aide peut être majoré de 10 % pour les agriculteurs récemment installés, 10 % pour les l’agriculture biologique, soit un maximum de 50 %, précise Kevin Guimard. Mais cette aide n’est pas cumulable avec le PCAEA".

Comme pour la plupart des aides, il est nécessaire d’établir un dossier de demande de subventions avant de commencer les travaux, sous peine d’une non prise en charge de ces derniers. "N’hésitez pas à prendre contact avec la CCPI si vous avec un projet", conseille l’animateur.

 

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