Terra 28 février 2019 à 08h00 | Par Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d’agriculture de Bretagne

Diversité en gammes

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Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d’agriculture de Bretagne.
Jacques Jaouen, président de la chambre régionale d’agriculture de Bretagne. - © Terra

S’il est une semaine où la relation entre les agriculteurs et les consommateurs est mise sous les projecteurs, c’est bien celle du rendez-vous annuel à la Porte de Versailles. Ne boudons pas cette occasion pour informer et communiquer sur l’excellence de notre agriculture régionale : le stand Terres et Mers de Bretagne constitue à ce titre une vitrine exceptionnelle du "bien manger made in Bretagne", avec nos amis pêcheurs et ostréiculteurs, avec notre partenaire Bienvenue à la ferme.

Mais veillons aussi à ce que cet événement ne se résume pas à cet éternel marronnier médiatique annuel.

Profitons-en pour mettre en perspectives et en vision stratégique tous les sujets d’avenir qui émergent à travers tous ces témoignages, reportages, dégustations, plateaux télé, débats et controverses …

C’est à l’épreuve des résultats des négociations commerciales que l’efficacité de la loi Egalim sera jugée. La filière laitière semble mieux s’en tirer que d’autres filières régionales. La loi a sûrement un rôle, le contexte de marché joue aussi pour une grande part. Nous l’avions affirmé en Bretagne, au moment des États généraux, le revenu des agriculteurs ne peut s’extraire, ni de la loi du marché, ni de la loi de la République.

Nous avions aussi affirmé la capacité de notre potentiel de production régional à satisfaire la diversité des attentes des consommateurs, et donc la diversité des marchés, en France, en Europe, et au-delà pour certaines productions ou certains produits.

Nous observons en effet un paradoxe : la production agricole est reconnue comme la plus qualitative et la sûre du monde, mais les Français en doutent ou l’ignorent.

C’est aussi à l’épreuve des relations améliorées ou dégradées dans le long terme avec les consommateurs et nos concitoyens que nous mesurerons l’effet de tous ces débats sociétaux, amplifiés, parfois à l’extrême, depuis ces mêmes États généraux.

Je ne suis pas certain que l’anglicisme "agribashing" soit bien compris, ni des agriculteurs, ni de nos concitoyens. Utilisons aussi la diversité de notre langue française pour faire de la pédagogie au quotidien sur la diversité de nos productions et de nos systèmes de production. Nous éviterons ainsi des débats d’initiés.

Je suis en effet convaincu que la richesse de l’agriculture bretonne, c’est d’abord sa diversité de gammes. Sans doute l’avions nous collectivement trop peu valorisée, c’est le moment de le faire, avec les acteurs économiques et politiques régionaux.

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