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La Safer souhaite une convention avec l'EPF

Du local, au national, avec la LMA, la Safer Bretagne affirme ses positions, comme le souligne Joseph Gautier, son président. Y compris au régional avec le souhait de signer une convention avec l'Etablissement public foncier (EPF)

Joseph Gautier, président de la Safer de Bretagne.
Joseph Gautier, président de la Safer de Bretagne.
© Terra

Autour du marché du foncier agricole, le marché du conseil est parfois concurrentiel. Comment faire pour ne pas se "marcher sur les pieds" ?
Joseph Gautier. "Dans le cadre de la transmission et de la restructuration foncière, nous travaillons en partenariat avec les chambres d'agriculture et l'Odasea. Nous sommes complémentaires et chacun à ses compétences. C'est à la Safer qu'est confiée la négociation et l'évaluation des successions. Trop souvent, nous travaillons côte à côte. Sur la thématique de l'échange parcellaire, nous avons échangé avec la chambre d'agriculture d'Ille et Vilaine, qui vient d'ailleurs à notre assemblée générale nous présenter des exemples d'installations. Nous avons notamment travaillé en collaboration sur des installations atypiques, car il y a une forte demande sur le pays de Rennes".

 

Dans votre rapport d'orientation, vous invitez les jeunes à "abandonner le discours de la priorité absolue", pouvez-vous préciser ces propos ?
J. G. "La volonté politique fixe comme priorité l'installation de nouveaux agriculteurs. Parfois, nous sommes confrontés à des difficultés car un jeune qui s'installe réclame l'ensemble des terres de l'exploitation, alors qu'il peut être préférable de consolider plusieurs exploitations de petites tailles et qui ont besoin de terres pour satisfaire aux mises aux normes, par exemple. On peut négocier une exploitation dans son ensemble et extraire quelques hectares pour consolider une exploitation existante. C'est une question de logique".

 

Les discussions sur la LMA ont débuté au Sénat. Qu'attendez vous de cette loi ?
J G. "Sur la LMA, il s'agit d'un dossier porté par la Safer, les chambres d'agriculture et la FNSEA. En Bretagne, on voit 30 à 50 % de plus que la moyenne nationale de surface qui quitte l'agriculture. Il faut préserver les terres agricoles. D'autant plus que le marché des loisirs et des résidences secondaires prend une place encore plus importante que l'artificialisation. Nous demandons que la Safer puisse intervenir, soit pour préempter partiellement ou sur l'ensemble, tout en sortant le bâti de l'agriculture".

 

Comment vous répartissez-vous les missions avec l'Établissement public foncier ?
J G. "Nous souhaitons mettre en place une convention de partenariat avec l'EPF pour définir les zones d'interventions de chacun. A l'EPF l'espace urbain, à la Safer le rural. Nous sommes actuellement en cours de négociation pour la rédaction de cette convention".

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