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Le Jefta (Japon)

japon

Population : 126,5 millions d’habitants.
Echéances : L’accord est entré en vigueur au 1er février 2019.
Contexte : L’abandon des négociations avec les États-Unis dans l’accord de partenariat transpacifique a réorienté les intérêts économiques du Japon vers l’UE. Le Jefta est un accord gagnant-gagnant pour les deux zones : l’industrie et la technologie pour le Japon, l’agriculture pour l’UE. Le Japon constitue un marché à fort pouvoir d’achat et fortement dépendant de l’extérieur pour ses approvisionnements alimentaires puisque le taux d’autosuffisance alimentaire y est d’environ 40 %.
A l’importation : Le secteur agricole n’est pas concerné.
A l’exportation : L’entrée en vigueur du Jefta en 2019 a permis de booster les exportations agroalimentaires européennes vers ce pays. Au niveau français, c’est plus particulièrement le secteur des boissons et des vins qui tire un avantage de cet accord grâce à une suppression progressive des droits de douanes : + 10 % en un an. Alors que le Japon a accordé une diminution progressive des droits de douane pour le bœuf, les exportations françaises y restent très modérées face à des opérateurs espagnols et danois qui s’emparent de ce marché. Pour le secteur des produits laitiers, le Japon a accordé une suppression progressive des droits de douane sur de nombreux fromages à pâte dure et un contingent à droit nul de 31 000 t de fromage à pâte molle. La filière porcine bénéficie d’une suppression de droits de douane sur le porc transformé et d’une diminution sur le porc frais.
Et pour la Bretagne ? La région manque de dynamisme sur les exportations de viandes de boucherie vers le Japon (-7 % en 2019 par rapport à 2018), probablement accaparée par l’appétit de l’ogre chinois. En revanche, la valeur des exportations bretonnes de produits laitiers et fromages vers le Japon affiche une hausse de 30 % en 2019 pour atteindre les 4,6 millions d’euros. Le secteur breton de la biscuiterie confirme sa présence au Japon, deuxième destination, avec une consolidation des ventes (+ 4 % à 24 millions d’euros, après une multiplication des ventes par 4 entre 2017 et 2018).    

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