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Débat
Le travail saisonnier : un casse-tête pour les producteurs de légumes

Comment avoir des salariés motivés et performants. Producteurs de coco de Paimpol, de légumes sous serre et de plein champ, ils ont accepté d'en discuter pour trouver des pistes d'amélioration, lors d'un débat organisé par la FDSEA et l'AEF 22 au siège de l'UCPT à Paimpol.

Les producteurs de légumes du Trégor-Goëlo réunis pour discuter de la gestion des ressources humaines.
Les producteurs de légumes du Trégor-Goëlo réunis pour discuter de la gestion des ressources humaines.
© TERRA
Avez-vous un problème de turn-over", demande aux producteurs de légumes Sylvie Bouffard, chargée de mission emploi-formation. Tous sont d'accord : c'est surtout la fidélisation des jeunes pendant la saison d'été qui pose problème. "Les jeunes travaillent 3-4 semaines pour avoir un peu d'argent et puis s'en vont", tempête l'un des producteurs qui ne cache pas son inquiétude quant à l'avenir.
Des solutions ont été passées en revue. "Proposer une prime de fin de contrat est possible", indique Anne Lapie de la FNP légumes. Travailler sur la motivation, également, permet d'avancer sur d'autres problèmes tels que l'organisation du travail, la communication et l'ambiance. Ce que confirme un producteur : "l'ambiance au travail est un critère qui revient souvent en premier".
C'est pourquoi depuis 2005, des diagnostics ressources humaines sont proposés par la FNP légumes basée sur une méthode de questionnaires proposés aussi bien aux salariés, aux employeurs, qu'aux chefs d'équipes (lire TerraA n°55, p.15) (1). D'autres pistes ont été soulevées pour faire face aux tensions de main d'œuvre : le contrat intermittent, adapté aux variations de travail, permet de proposer un CDI compris entre 300 à 1200 heures/an avec une rémunération lissée sur l'année ; le groupement d'employeurs multi-sectoriel ou encore la main d'œuvre étrangère. Publicité, relance.., il est vrai les propositions de main d'œuvre étrangère se font insistantes auprès des producteurs. "Il suffit de décrocher le téléphone pour avoir une équipe, expliquent-ils. Mais pas la peine d'embaucher dans le département, l'administration est contre. On ne s'y risque pas". Et certains de reconnaître le paradoxe de la situation : "Avoir du chômage et embaucher des étrangers, c'est dommage".
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