BV en contentieux
Non à la mort annoncée d'un territoire
Le 28 août dernier, la chambre d'agriculture, réunie en session extraordinaire, a émis un avis défavorable sur les projets d'arrêtés préfectoraux portant sur la mise en place d'un programme d'actions sur les bassins versants de l'Horn et de l'Aber Wrach.
En l'absence de Jacques Jaouen, convoqué à Paris par les ministères de l'agriculture et de l'écologie, c'est André Sergent qui a présidé la session extraordinaire de la chambre d'agriculture, le 28 août dernier, à Quimper. Une session rendue nécessaire par l'obligation faite à la chambre d'agriculture de se prononcer, dans un délai de deux mois, sur les projets d'arrêtés préfectoraux relatifs à la mise en place d'un programme d'actions sur les bassins versants de l'Horn et de l'Aber Wrach.
Mesures volontaires ou obligatoires ?
Plafonnement de l'azote total à 160 unités à l'hectare pour les exploitations bovines, 140 unités pour les autres, et 170 unités pour les surfaces en légumes, aide à la réduction d'activité laitière, aide au transfert et au traitement des effluents, aides à la réduction volontaire du cheptel hors-sol, préretraite et aide à la reconversion professionnelle… : Marie-Hélène Philippe, responsable de l'observatoire espace-environnement à la chambre d'agriculture a présenté les mesures contenues dans l'arrêté préfectoral. "Il s'agit de mesures volontaires. Mais, le 21 août, nous avons appris qu'elles seraient obligatoires à compter du 1er janvier 2008, avec la création d'une ICCE, une indemnité compensatoire de contrainte environnementale".
"C'est quand même un peu fort de café, s'emporte Thierry Merret, secrétaire général de la chambre d'agriculture. On nous demande de nous prononcer sur une délibération dont on ne sait toujours pas comment elle s'appliquera. Et peut-être que demain, elle aura changé". "Depuis le début, le niveau d'écoute de l'administration est de zéro et ce, malgré les réunions qui se tiennent de semaine en semaine, déplore Michel Tanné, qui ne cache pas son inquiétude. La situation est pire que celle que nous imaginions en février".
Michel Adam s'est fait écho du désarroi et de l'amertume des agriculteurs des bassins versants en contentieux. "Ils ont créé une activité économique sur un territoire voué, il y a 50 ans, à l'ajonc et au genêt ! Nous n'avons pas le droit de les laisser tomber". Toute restructuration est, pour le moment, interdite dans ces bassins versants, sans aucune certitude quant à l'avenir. "C'est la mort annoncée d'un territoire si les gens n'ont plus la possibilité de faire évoluer leur exploitation", affirme Thierry Merret.
Des mesures trop radicales
Dans sa délibération, la chambre d'agriculture regrette que les améliorations agronomiques déjà mises en pratique n'aient pas été prises en compte. "Et les investissements importants faits par les agriculteurs dans les mises aux normes, pour un montant de 300 millions d'euros, vont inévitablement porter leurs fruits". Elle se prononce finalement pour un avis défavorable, avis que ne suivront pas les élus de la confédération paysanne, en votant contre cette délibération. "Sur l'Aber Wrach, où le taux de nitrates est de 48 mg/l, avec quelques dépassements, ces mesures sont beaucoup trop radicales, estime Yvon Pouliquen. Mais sur l'Horn, la situation est radicalement différente : le bassin versant est très éloigné des objectifs fixés et il y a légitimité à prendre des mesures supplémentaires". La coordination rurale, elle, s'est abstenue.
Mesures volontaires ou obligatoires ?
Plafonnement de l'azote total à 160 unités à l'hectare pour les exploitations bovines, 140 unités pour les autres, et 170 unités pour les surfaces en légumes, aide à la réduction d'activité laitière, aide au transfert et au traitement des effluents, aides à la réduction volontaire du cheptel hors-sol, préretraite et aide à la reconversion professionnelle… : Marie-Hélène Philippe, responsable de l'observatoire espace-environnement à la chambre d'agriculture a présenté les mesures contenues dans l'arrêté préfectoral. "Il s'agit de mesures volontaires. Mais, le 21 août, nous avons appris qu'elles seraient obligatoires à compter du 1er janvier 2008, avec la création d'une ICCE, une indemnité compensatoire de contrainte environnementale".
"C'est quand même un peu fort de café, s'emporte Thierry Merret, secrétaire général de la chambre d'agriculture. On nous demande de nous prononcer sur une délibération dont on ne sait toujours pas comment elle s'appliquera. Et peut-être que demain, elle aura changé". "Depuis le début, le niveau d'écoute de l'administration est de zéro et ce, malgré les réunions qui se tiennent de semaine en semaine, déplore Michel Tanné, qui ne cache pas son inquiétude. La situation est pire que celle que nous imaginions en février".
Michel Adam s'est fait écho du désarroi et de l'amertume des agriculteurs des bassins versants en contentieux. "Ils ont créé une activité économique sur un territoire voué, il y a 50 ans, à l'ajonc et au genêt ! Nous n'avons pas le droit de les laisser tomber". Toute restructuration est, pour le moment, interdite dans ces bassins versants, sans aucune certitude quant à l'avenir. "C'est la mort annoncée d'un territoire si les gens n'ont plus la possibilité de faire évoluer leur exploitation", affirme Thierry Merret.
Des mesures trop radicales
Dans sa délibération, la chambre d'agriculture regrette que les améliorations agronomiques déjà mises en pratique n'aient pas été prises en compte. "Et les investissements importants faits par les agriculteurs dans les mises aux normes, pour un montant de 300 millions d'euros, vont inévitablement porter leurs fruits". Elle se prononce finalement pour un avis défavorable, avis que ne suivront pas les élus de la confédération paysanne, en votant contre cette délibération. "Sur l'Aber Wrach, où le taux de nitrates est de 48 mg/l, avec quelques dépassements, ces mesures sont beaucoup trop radicales, estime Yvon Pouliquen. Mais sur l'Horn, la situation est radicalement différente : le bassin versant est très éloigné des objectifs fixés et il y a légitimité à prendre des mesures supplémentaires". La coordination rurale, elle, s'est abstenue.












