Le glyphosate reste avant tout un problème économique
"La question du glyphosate n’est pas de savoir s’il y a des alternatives mais si on peut les faire passer économiquement parlant sur les exploitations", a expliqué Xavier Reboud, directeur de recherche à l’Inra, le 23 mars, lors d’une conférence organisée par l’Association française des journalistes de l'agriculture et de l'alimentation (Afja) sur ce thème. D’après lui, "il n’existe pas de solution plus efficace à l’hectare" que le glyphosate pour se débarrasser de manière systémique des adventices à moindre coût (30 €/ha). "Il faudrait une personne pour 20 hectares durant quatre mois pour remplacer le glyphosate sur une exploitation viticole par exemple, souligne-t-il. Cela représente une hausse de 0,23 € par bouteille de vin et de 5 € à l’hectolitre. Par rapport au vin espagnol ou italien, le producteur perd le marché !".



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