Peste porcine : le déficit chinois en viande quasi-impossible à combler
Les importations chinoises de viandes de porc congelées ont bondi de 63 % en mai 2019 par rapport à mai 2018 (à 187 500 t), a indiqué Inaporc (interprofession porcine) lors de l'assemblée générale du MPB, le 27 juin. Ce déficit dû à l'épizootie de peste porcine "va aller croissant au fil des mois", car "le cheptel de truies est au plus bas niveau depuis 2000". "Certains sur le terrain parlent d'une baisse de production de -40 ou -50 % pour 2020", rapporte Didier Delzescaux, directeur d'Inaporc. De son côté, Fanye Weng, représentant d'Inaporc en Chine, note une "évolution du discours des autorités" : "Ce n'est qu'à partir de maintenant que les professionnels et l'État reconnaissent une baisse de la production, et pas seulement du cheptel". Le premier cas de PPA en Chine a été détecté en août 2018. Outre une volonté de contrôler les prix domestiques, ce décalage s'explique par une décapitalisation dans les élevages et la spéculation. Certains opérateurs ont réalisé des "achats massifs" au début de l'épizootie, un phénomène "en grande partie responsable de la flambée des cours de début 2019". Le déficit à venir est tel qu'il apparaît difficile de le combler : "Dans le pire des cas, il faudrait doubler le commerce mondial de porcs".



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