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Bientôt un an de négociations : l'OP APLBA, impatiente et déterminée, à obtenir un accord-cadre

Après avoir déposé leur contrat-cadre auprès de Laïta au mois de septembre dernier, les producteurs de l'APLBA (LNA, Silav) sont toujours dans l'expectative d'obtenir de leur acheteur une formulation du prix qui leur permette d'obtenir un peu plus de transparence sur le mix de l'entreprise. Comme de nombreuses OP aujourd'hui, elles attendent l'application de la loi Egalim.

En septembre 2019, les producteurs de l'OP APLBA (LNA, Silav) remettaient le contrat-cadre à Laïta. Après un an de tractations, ils n'ont pas conclu d'accord sur un prix de collecte du lait qui tient compte des coûts de production et des différentes valorisations que la laiterie réalise sur les marchés.

À l'image de nombreuses OP, l'APLBL connaît des difficultés à aboutir à un accord-cadre conforme à la loi Egalim. Les producteurs LNA et Silav rassemblés en une organisation de producteurs privée depuis avril 2019 cherchent par tous les moyens à faire appliquer la loi auprès de la laiterie Laïta (Even, Laïta, Eureden) qui collecte leur lait. "Nous n'avons pas de formulation pour fixer un prix. Nous voulons comprendre pourquoi le prix du lait baisse et pourquoi il hausse !", s'impatiente Nathalie Carmès, présidente de l'OP APLBA et productrice de lait costarmoricaine.
Par ailleurs, l'association est convaincue que l'établissement d'une formulation transparente sera un véritable atout lors des négociations commerciales entre Laïta et ses clients distributeurs. "La formulation peut les aider à discuter avec la grande distribution afin de faire passer des hausses. Et puis, eux aussi observent l'application de la loi ! Il ne faudrait pas perdre le bénéfice des EGA", argumente Nathalie Carmès.

Une évolution vers du volume B
L'autre sujet au cœur des débats est la gestion des volumes. L'OP reproche que chaque année le volume A collecté chez les producteurs LNA et Silav ne cesse de baisser en faveur du volume B qui ne cesse de croître. "En 2015/2016, il était produit 278 millions de litres de lait A et 34 millions de litres de lait B. En 2019/2020, le volume A est de 264 millions et le volume B de 38,4 millions", décrit l'éleveuse, chiffres à l'appui. L'OP demande qu'à chaque fin de campagne une partie du volume B réalisé par ses producteurs soit revalorisé à hauteur du A non produit et que le volume A qui était présent à la sortie des quotas leur soit restitué. "Nous souhaitons figer un volume de lait A et un volume de lait B auxquels on ne touche pas", conclut la présidente.
Pour l'instant, ces deux points n'ont pas abouti. Le médiateur des relations commerciales agricoles a été informé des difficultés. Néanmoins Laïta s'est engagée le 17 juin dernier, à proposer une formulation du prix pour le mois de novembre qui fera l'objet de discussions entre les trois actionnaires de Laïta. "Nous ne pouvons pas participer aux débats alors que nous travaillons dessus depuis un an", regrette Nathalie Carmès. Il est fort probable que la proposition qui sera faite par Laïta suscite encore des discussions afin d'aboutir à un accord équitable, prédit l'OP. Écartés des pourparlers qui vont avoir lieu, les producteurs de l'APLBA espèrent que le travail qu'ils ont effectué depuis un an sera profitable pour l'ensemble des producteurs du groupe.

Des accords-cadre fixés à décembre 2020

Le médiateur des relations commerciales agricoles  rappelle dans un courrier adressé à France OP Lait (mai 2020) en réponse à sa saisine, que "la loi impose ainsi que le prix de collecte du lait tienne compte des coûts de production des éleveurs fournissant la laiterie et des différentes valorisations que celle-ci en tire sur les marchés où elle écoule sa production, dans des proportions qui doivent être arrêtées après une négociation transparente entre les partenaires économiques".
"L'atteinte de cet objectif important de la loi Egalim impose ainsi que l’accord-cadre soit conclu avant le début des négociations entre la laiterie et ses clients distributeurs. Je souhaite donc que les accords-cadres soient conclus avant le 1er décembre prochain, quitte à ce que je recommande, en temps utile et au besoin, aux Ministres concernés de sanctionner sur le fondement de l’article L. 631-25 du Code rural".

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