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À Bolazec, Coralie s'installe avec 30 000 poules plein air

Salariée depuis une dizaine d'années, Coralie Jézéquel souhaitait s'installer en agriculture. Elle franchit le pas à Bolazec (29), avec 30 000 poules plein air et l'appui de Sanders Bretagne.

Devant le quai d'embarquement, couvert pour de meilleures conditions de travail, Coralie et Yann Jézéquel entourés de Victorine Guégou, technicienne d'élevage, et Philippe Le Page, responsable commercial avicole Sanders Bretagne.

Si le bâtiment de 2 800 m² a fière allure, les ouvriers sont encore nombreux à s'y affairer en cette après-midi pluvieuse de fin octobre. "Les poules doivent arriver le 13 novembre... Le stress commence à monter, avoue Coralie Jézéquel. Il faut que tout soit terminé à temps...".

Petit retour en arrière : après des études agricoles, BEP, Bac pro puis BTS Acse, la jeune femme a toujours imaginé s'installer. Assistante de direction pendant une dizaine d'années, elle songe un temps à rejoindre Yann, son époux, producteur de lait depuis 2008. "Mais la conjoncture laitière nous a amenés à réfléchir".

 

À chacun son atelier

Ce sera finalement à chacun son atelier, "histoire de ne pas mettre tous nos œufs dans le même panier". Du poulet label ? "Il aurait fallu installer quatre bâtiments de 400 m² chacun". Des visites d'élevages de poules pondeuses achèveront de les décider. En plein air, car ils ont la surface nécessaire. "Et 30 000 poules, parce que ça correspond à un UTH", précise Philippe Le Page, responsable commercial avicole Sanders.

Longue de 86 mètres, la salle d'élevage abrite quatre rangées de volières. "Disposées sur deux étages, à hauteur d'homme, détaille Coralie Jézéquel. Et avec des nids en quinconce pour faciliter notre travail de surveillance et le déplacement des poules". Un jardin d'hiver, de 4 mètres de large, a pris place de chaque côté du bâtiment. "Non isolé, indique Victorine Guégou, la technicienne de l'élevage. Mais éclairé, pour éviter la ponte au sol".

Passer de la cage à une production alternative, un métier totalement différent.

 

Un suivi régulier

Arrivant à 17 semaines, les poulettes ont déjà été élevées en volière. Si elles ont pris l'habitude de grimper pour accéder à l'alimentation, les premiers jours en élevage seront néanmoins cruciaux. "Elles auront 10 à 15 jours avant le début de la ponte pour s'adapter au bâtiment", détaille Victorine Guégou. Et prendre de bonnes habitudes. Ainsi, un programme lumineux les incitera, tous les soirs, à regagner les volières. "Mais les premiers jours, les éleveurs devront passer dans le bâtiment vérifier qu'il ne reste plus de poules au sol".

Se lançant dans la production d'œufs, Coralie recevra régulièrement la visite de sa technicienne. "Mais je passe aussi plus souvent chez les producteurs qui passent de la cage à la production alternative", rajoute cette dernière. "C'est un métier totalement différent, qui nécessite plus de suivi, complète Philippe Le page. Et nous obligera, à terme, à quasiment doubler notre effectif de techniciens à nombre de poules équivalent".

 

Automatisé

"Nous ne voulions pas d'un convoyeur de fientes extérieur", affirme Coralie Jézéquel. "Et les fientes seront utilisées sur l'exploitation", rajoute son époux. Ils ont donc opté pour une fumière au bout du bâtiment, qui regroupe aussi les sorties d'air de l'élevage, permettant d'y rassembler toutes les poussières et de sécher les fientes. Autre originalité, pour faciliter l'évacuation des fientes, deux rangées de racleurs sont disposés sous les volières. "C'est encore un prototype".

Hormis le tri des œufs, qui nécessitera une heure quinze à une heure trente tous les matins, et la surveillance des animaux, tout est automatisé pour simplifier le travail. "Un choix qu'on a également fait sur l'élevage laitier, avec l'installation d'un robot, rajoute Yann Jézéquel. Ce qui nous permettra d'assurer plus facilement le travail sur la ferme, en cas d'absence de l'un d'entre nous".

 

 

Portes ouvertes le 8 novembre

"La production d'œufs cage est en train de disparaître peu à peu", indique Philippe Le Page. Si certains éleveurs ont fait le choix d'arrêter l'œuf, d'autres se tournent vers le code 1, plein air, ou 2, poules élevées au sol. "Mais en production alternative, le nombre de poules diminue". Et Sanders est à la recherche d'éleveurs pour ses centres de conditionnement d'œufs coquille Mâtines, à destination des GMS, ou ses casseries Ovoteam pour l'industrie agroalimentaire.

La production d'œufs plein air vous intéresse ? Vous souhaitez découvrir le bâtiment de Coralie et Yann Jézéquel ? En partenariat avec Sanders Bretagne, ils organisent une porte ouverte le vendredi 8 novembre, de 14h à 18h, au lieu dit Pors Bian, à Bolazec (29).

 

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