Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Déléguer l’alimentation : gain de temps et souplesse de remplacement

Adhérent d’une Cuma distributrice et membre d’un groupe lait chambre, Jean-Yves Gauthier partage son expérience de la délégation de l’alimentation.

Jean-Yves Gauthier délègue l'alimentation à la Cuma distributrice.

Installé sur le secteur de Nouvoitou en Ille-et-Vilaine, Jean-Yves a fait le choix depuis 2014 de déléguer l’alimentation de ses vaches laitières à une Cuma distributrice. C’est lors du renouvellement de son matériel de distribution que Jean-Yves s’est questionné : réinvestir sur l’exploitation ou intégrer la Cuma distributrice du secteur ? Seul sur l’exploitation, il a fait le choix de la Cuma pour se libérer du temps d’astreinte. Il a ainsi plus de souplesse pour s’organiser pour d’autres travaux, suivant les saisons, ou avoir plus de temps libre.

 

15 minutes díastreinte par jour

La Cuma compte 6 élevages pour lesquels la tournée est identique d’une journée sur l’autre. Chez Jean-Yves, la distributrice de 18 m3 passe entre 9h30 et 10h. Avant son arrivée, il prépare les concentrés et minéraux qu’il met au pied du silo de maïs pour que la machine charge dès son arrivée au niveau des silos. Il faut moins de 15 minutes au chauffeur pour distribuer 600 kg bruts d’ensilage d’herbe, 1,4 t brute d’ensilage de maïs et les concentrés aux 55 bêtes à soigner (40 vaches et 15 génisses de plus de 20 mois). Le temps de travail de Jean-Yves se répartit en 3 temps : 5-10 minutes de préparation des concentrés par jour, 5 minutes de repousse du fourrage le soir et le débâchage du silo 2 fois par semaine.

"Je n’ai plus besoin d’atteler et dételer le matériel du tracteur. L’alimentation est distribuée par la Cuma et la pailleuse reste attelée au tracteur qui servait avant à l’alimentation", souligne Jean-Yves. Cela représente un gain de temps non négligeable du fait de moins de manipulation.

La distribution est réalisée 6 jours sur 7. Le vendredi, 130 % de la ration est distribuée et le samedi, les horaires de passage sont décalés à 12h30-13h pour distribuer 160 % de la ration et éviter au chauffeur de distribuer le dimanche. Un confort appréciable qui réduit l’astreinte du dimanche.

 

Rations décidées et transmises par l'éleveur

La ration est rentrée dans la machine et, pour tout changement, "c’est très facile, les proportions restent toujours les mêmes. Il suffit d’appeler le chauffeur pour lui dire de mettre 90 % de la ration par exemple si, la veille, il en reste à l’auge". Cette pratique n’est pas incompatible avec du pâturage. Chez Jean-Yves, les vaches sont 100 % au pâturage 3 mois dans l’année et pour les autres mois, le pourcentage de la ration est ajusté en fonction des quantités d’herbe pâturées ou de l’avancement des silos. "La machine peut également passer tous les deux jours si les quantités de fourrages sont faibles. C’est le cas chez moi pendant 8-10 jours durant les périodes de transition".

Je n'ai plus besoin d'atteler et dételer le matériel.

Gain de temps et facilité de remplacement

Pour Jean-Yves, "si on cherche à gagner du temps, déléguer l’alimentation c’est plus simple que de déléguer la traite et c’est plus simple pour se faire remplacer". En effet, pas de tracteurs à manipuler, pas d’alimentation à se soucier, c’est une facilité pour se faire remplacer. Ce critère a également pesé dans la balance dans le choix d’adhérer à la Cuma distributrice.

 

17 euros/1 000 l pour la prestation

La facturation de la prestation se base sur une part fixe, fonction du volume de lait produit, et sur une part variable, calculée au temps passé par la machine du début de chargement à la fin de la distribution. Le paiement est mensuel, avec un coût annuel de 17 €/1 000 l chez Jean-Yves, comprenant le chauffeur, le fuel et l’entretien. Une charge raisonnable si on prend en compte les investissements et l’entretien du matériel qu’il aurait dû faire sans déléguer l’alimentation. A compter également qu’aucun tracteur n’est mobilisé pour l’alimentation dans ce cas-là.

De plus, en cas de panne, une solution de remplacement est mise à disposition par le concessionnaire et la continuité de service est ainsi assurée.

 

Pas d'aménagement spécifique

La facturation étant en partie fonction du temps passé, il n’y a pas de contraintes spécifiques sur le type d’exploitation. Les éleveurs raisonnent la circulation et l’accès aux aliments pour perdre le moins
de temps possible, sans pour autant faire d’aménagement particulier.
La plupart des bâtiments se prêtent à la machine. La Cuma de Ossé-Nouvoitou-Châteaugiron n’a pas
été confrontée à cette problématique.

Si d’ailleurs vous êtes sur ce secteur et souhaitez déléguer l’alimentation, vous pouvez les contacter, il y a des possibilités d’intégrer la tournée.

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Sarah Le Quer, installée à 24 ans
En octobre 2017, à 24 ans, Sarah Le Quer rejoint l’exploitation laitière familiale et s’associe avec son père. Un choix pesé,…
L’exosquelette entre en salle de traite
À la ferme expérimentale de La Blanche-Maison à Pont-Hébert dans la Manche, on teste depuis le 25 octobre l’exosquelette, un…
"Nous allons passer ce cap difficile, développer notre stratégie, accompagner l'agriculture"
Quelques jours après une grève des salariés qui a marqué les esprits, et à quelques jours des sessions chambre départementales,…
Vignette
Le P'tit gallo sur le chemin de l'autonomie énergétique
À Montreuil-le-Gast, la ferme du P'tit Gallo a fait son trou dans le paysage local. Après des débuts "un peu galère", quand il s'…
Vignette
Maïs grain, semis de céréales : la pluie retarde les chantiers
Si la pluviométrie record du mois d'octobre n'a pas trop affecté les chantiers d'ensilage de maïs, la récolte du maïs grain et…
"Notre métier, c’est de cultiver le sol, un sol biologiquement plus actif"
Régénérer le sol pour doper sa fertilité est la clé de l’agriculture dite de conservation. Toute une semaine lui était consacrée…
Publicité