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Emily : Chargeurs, godets, pailleuses…, 45 ans au service de l’élevage

Chargeurs, godets à vis, pailleuses… : depuis plus de 45 ans, le monde de l’élevage peut compter sur Emily pour simplifier son travail quotidien. D’abord implantée à Pencran (29), l’entreprise s’est développée à Tréflévénez, à quelques kilomètres de là. Et si l’agriculture reste son activité principale, elle travaille désormais pour l’industrie, le BTP, les espaces verts...

La construction d’une première usine, en 1991, a été suivie de deux nouveaux bâtiments, en 1999 et 2008, avant la création d’un nouvel atelier et la rénovation de l’unité de production dédiée aux prototypes et pré-séries, en 2019.

"Avant, il fallait une pelle et une brouette pour distribuer l’ensilage". Certains éleveurs s’en souviennent encore : c’est en 1974 que Michel Emily, jusque-là mécanicien agricole, met au point son premier godet à vis. "Une vraie révolution", rappelle Jérôme Le Febvrier, directeur commercial agricole d’Emily. "Et il a beaucoup progressé depuis".

 

De Pencran à Tréflévénez

D’abord installée à Pencran, l’entreprise se fait aussi connaître grâce à ses chargeurs, encore rares à l’époque. À l’étroit dans les locaux qu’elle partage avec la Sofimat, elle déménage à Tréflévénez, à quelques kilomètres de là, au début des années 90. Attachée à son territoire, elle concentre toutes ses activités, conception, production et commercialisation, sur un même site. Et forte de son succès, construit une seconde puis une troisième usine, à moins de 10 ans d’intervalle. "Seuls quelques commerciaux sont basés sur le terrain, au plus près de nos clients".

Informations et cahiers des charges remontent au bureau d'études, qui trouve des solutions.

Made in France

Mais dans une économie mondialisée, aux coûts de main d’oeuvre très différents d’un pays à l’autre, rester à la pointe bretonne est un pari risqué. "Pour continuer à fabriquer ici et nous différencier de la concurrence, il nous faut sans cesse innover", explique Jérôme Le Febvrier. Si Emily emploie aujourd’hui 105 salariés, le service recherche et développement, à lui seul, en compte une dizaine. "Nous proposons une dizaine de nouveaux produits par an. Et tous les ans, nous déposons trois à quatre brevets pour protéger nos innovations, qu’elles soient mécaniques, hydrauliques ou numériques".
Ainsi, sur les pailleuses à big baller, ces grosses bottes de paille rectangulaires, l’entreprise propose maintenant un système pour enlever facilement les ficelles. "Nous nous sommes inspirés du cabestan du marin : il suffit de couper les ficelles puis de les enrouler et c’est le moteur qui fournit tout l’effort". Une innovation récompensée en son temps d’un Innov’Space. "Nous en avons déjà décroché 17", se félicite le directeur commercial. Des trophées qui trônent fièrement à l’entrée de l’entreprise !
Présent à l’export dans une quarantaine de pays, Russie, Japon, Nouvelle Zélande, Australie…, avec une filiale au Canada, Emily participe, tous les ans, à une vingtaine de salons, en France et à l’étranger. "Nous obtenons maintenant aussi des récompenses lors des salons en Belgique, en Angleterre… C’est gratifiant !" Et le service R et D totalise désormais pas moins de 31 prix de l’innovation !

Emily

Une large gamme

L’entreprise s’ouvre à la gamme industrie en 2002, d’abord avec des balayeuses, puis au BTP deux ans plus tard, en proposant des malaxeurs à béton. "Depuis 2007, nous sommes aussi présents sur le secteur des espaces verts". Mais à lui seul, le secteur agricole pèse 70 % du chiffre d’affaires, avec des godets et des godets mélangeurs, des dérouleurs de foin et d’enrubannage... et, depuis 2011, avec des pailleuses à turbines, à peigne ou à plateau. "Ces gammes se sont beaucoup étendues ces dernières années en volaille et en porc, avec le développement du cochon sur paille", indique Jérôme Le Febvrier.

Construire pour la première fois un engin autonome a été, pour nous, un vrai challenge industriel.

Répondre aux attentes des éleveurs

Pour imaginer de nouvelles innovations, Emily part de son réseau de commerciaux. "Ils réalisent beaucoup de démonstrations : c’est dans l’ADN de l’entreprise depuis son lancement". Et c’est de cette proximité avec le monde agricole, de cette connaissance des contraintes des éleveurs que naissent de nouvelles idées. "Informations et cahiers des charges remontent au bureau d’études, qui trouve des solutions". Après construction d’un prototype, vient le temps des premiers essais. "À proximité de l’usine, nous avons nos propres silos et nos hangars de stockage de fourrages", indique Jérôme Le Febvrier. Achetés sur pied aux agriculteurs des environs, ils ont été volontairement récoltés dans de mauvaises conditions, pour tester le matériel dans des conditions extrêmes. "Mais nous avons aussi des clients testeurs, en Bretagne bien sûr, mais aussi à l’étranger, en Suède, en Allemagne, au Pays de Galles…".
Dernier-né de la gamme, AM 317 nettoie, racle et paille les logettes. "C’est un automoteur, détaille Jérôme Le Febvrier. Construire pour la première fois un engin autonome a été, pour nous, un vrai challenge industriel ! Il nous a obligé à maîtriser le moteur, les roues, la transmission…". Avec, à la clé, un vrai plus pour l’éleveur. "Avec 120 à 150 laitières, l’éleveur qui intervenait deux fois par souci de propreté peut gagner une à deux heures de travail par jour".

 

Emily, une entreprise du groupe Pré vision

Emily

"Créée en 1974, Emily est la première entreprise de Pré vision", relate Anne-Claire Lecardonnel, co-directrice générale, avec sa sœur, de la holding familiale. Puis, à chaque nouvelle activité, Michel Emily, leur père et fondateur du groupe, lance une nouvelle entreprise. Et c’est ainsi qu’au fil du temps, sont nées Sofimat (matériel agricole et de motoculture, concessionnaire John Deere) en 1980, Magsi (fabrication d’outils agricoles) en 1997, Oxymax (découpe, pliage et roulage d’acier, inox, alu) en 2001, Oxymontage (aménagement de containers) en 2007, Jardi expert (motoculture en Sud Finistère) en 2009 et Tubomax (découpe et cintrage de tubes et profilés) en 2017. "Cela permet à chaque entreprise de se spécialiser et d’être à l’écoute du marché". Aujourd’hui, le groupe emploie 600 salariés, pour un chiffre d’affaires de 120 millions d’euros.

 

Un nouvel atelier

Emily

Présent à Tréflévénez depuis 1991, Emily y a construit de nouveaux bâtiments en 1999 et 2008. L’outil de production étant désormais utilisé à 100 % de sa capacité, l’entreprise a investi plus de 2 millions d’euros l’an passé pour créer un nouvel atelier de transformation de l'acier, découpe, pliage, perçage et roulage, se dotant au passage de machines dernière génération. Dans le même temps, elle a entièrement rénové son unité de production dédiée au prototypes et pré-séries.

 

 

 

 

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