Fruits et Légumes :
"il va falloir se serrer les coudes"
L'organisation commune de marché (OCM), la production d'énergie et le retrait des produits phytosanitaires au centre des préoccupations du Cerafel.
Au lendemain du vote du nouveau règlement portant sur l'OCM fruits et légumes, le Cerafel a fait part de son avis, un avis mitigé. "On peut se féliciter que l'OCM fruits et légumes n'ait pas été fondue dans la Pac comme cela avait été souhaité par certains pays d'Europe du Nord", remarque Joseph Rousseau, président du comité lors de l'assemblée générale. Satisfait par le relèvement du plafond de l'aide, porté à 4,6% de la valeur de la production commercialisée (VPC) pour les organisations de producteurs (OP) qui mettraient en œuvre des actions de prévention ou de gestion de crises, le Cerafel voit dans le nouveau règlement un encouragement des producteurs à se regrouper davantage en OP pour faire front à la grande distribution. Mais de regretter le manque d'ambition de l'OCM sur le plan de la prévention et de la gestion de crise, et plus particulièrement en ce qui concerne l'intégration progressive dans le régime des paiements uniques pour les états qui le souhaitent, notamment la France. "Il serait injuste que la France soit la seule à appliquer cette mesure, même à titre transitoire", estime Yvon Auffret, directeur, qui dénonce une distorsion de concurrence pénalisant les producteurs français.
Autre problème : l'approvisionnement en énergie des serres. La cogénération se développe à grand pas en Hollande et les producteurs bretons redoutent que la tomate ne devienne bientôt "qu'un sous-produit de l'énergie". "C'est une menace qui pèse sur nos marchés", indique-t-on au Cerafel.
Enfin, un signal d'alerte a été lancé concernant la question des produits phytosanitaires. Le comité s'est engagé avec les autres comités de bassins dans la création d'un forum national, appelé Forum Phyto, pour mobiliser la filière. "Les retraits d'homologation pleuvent littéralement. Si rien n'est fait, la situation sera tout simplement intenable pour les producteurs. L'exemple le plus flagrant étant la quasi-disparition de la protection contre les mouches, quelque soit la culture légumière " dénonce le Comité.
Autre problème : l'approvisionnement en énergie des serres. La cogénération se développe à grand pas en Hollande et les producteurs bretons redoutent que la tomate ne devienne bientôt "qu'un sous-produit de l'énergie". "C'est une menace qui pèse sur nos marchés", indique-t-on au Cerafel.
Enfin, un signal d'alerte a été lancé concernant la question des produits phytosanitaires. Le comité s'est engagé avec les autres comités de bassins dans la création d'un forum national, appelé Forum Phyto, pour mobiliser la filière. "Les retraits d'homologation pleuvent littéralement. Si rien n'est fait, la situation sera tout simplement intenable pour les producteurs. L'exemple le plus flagrant étant la quasi-disparition de la protection contre les mouches, quelque soit la culture légumière " dénonce le Comité.












