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Robots d’alimentation, pour quels bénéfices ?

Avec l’agrandissement des structures, les robots d’alimentation se multiplient dans les élevages. Pour quels bénéfices ? Chambres d’agriculture et Institut de l’élevage ont enquêté. Si ses adeptes ont gagné plus d’une heure d’astreinte quotidienne et de la facilité, le coût lui, invite à réfléchir !

L’effet robot se multiplie avec l’agrandissement des élevages, 12 marques proposent cinq familles de matériels. Une offre large à coût élevé pour limiter le temps d’approvisionnement et régler les problèmes de main d’œuvre.

Quel intérêt d’opter pour un robot d’alimentation en élevage laitier ? "Pour limiter le temps passé à l’alimentation, justifient les éleveurs équipés. Suivant les exploitations, entre 50 et 70 % de ce temps d’astreinte est accaparé par l’approvisionnement. Avec l’agrandissement des structures, il y a un problème de disponibilité de main d’œuvre", pointe Arnaud Bruel, conseiller bâtiment de la chambre d’agriculture des Pays de Loire. Il a passé avec ses collègues une quinzaine d’exploitations et leurs équipement à la loupe avec l’Institut de l’élevage, Idele. Et c’est par le biais d’une web conférence qu’ont été présentés les résultats de cette enquête rendue publique à la faveur du Space numérique.

 

200 élevages équipés en 2020

Arrivée au début des années 2000 dans les pays d’Europe du Nord, l’offre en robots d’alimentation s’est développée, proposée désormais sur le territoire national par 12 marques. "200 élevages en France en sont équipés dont 75 dans le grand Ouest", cadre Arnaud Bruel, animateur du groupe recherches. Existent de nombreuses différences dans l’offre autour de cinq familles de matériels suivant la manière dont sont stockés les aliments, l’agencement de la cuisine ou que le robot soit sur roues ou sur rails, suspendu... À chaque système, ses avantages et ses inconvénients "suivant qu’on a à distribuer les aliments vers des bâtiments éloignés les uns des autres, la nature du sol, le nombre d’animaux… ".

          À l’alimentation, 50 et 70 % de ce temps d’astreinte est accaparé par l’approvisionnement.

Pas ou peu d'influence sur la production

Pour quels avantages ? "C’est l’opportunité d’adapter des rations complexes pour chaque lot et l’allotement est recommandé quand le troupeau grandit", souligne Jean-Luc Ménard, spécialiste en bâtiments et équipements à l’Idele. Autre avantage, la diminution des refus, "L’automatisation de l’alimentation n’a pas d’influence significative sur les taux ou la production laitière, si chaque animal a de la place". Et sur le comportement des animaux ? "L’optimum semble être à six distributions par jour. Plus peut modifier le temps de couchage sans rumination et impacter la production", note ce spécialiste qui insiste sur l’intérêt du maintien du pâturage, "il va falloir que les constructeurs travaillent en ce sens", car affouragement en vert et fibres longues sont aujourd’hui impossible à intégrer.

Robots d’alimentation

Une heure gagnée qui coûte cher

Sur quatre exploitations dont les résultats étaient exploitables, ce sont en moyenne 280 têtes qui sont alimentées avec le robot. "L’hiver, les éleveurs sont passés de deux heures dévolues à l’alimentation, sans robot, à 53 minutes avec", détaille Arnaud Bruel, spécialiste en alimentation à l’institut de l’élevage. Un gain de temps qui se double d’une facilité accrue et moins de pénibilité. Si l’étude montre un gain de temps de 52 % (moins 316 heures) avec robot d’alimentation, plus performant de 29 % (moins 115 h) qu’avec l’automotrice en propre, en revanche, le robot est moins performant que l’automotrice avec chauffeur en Cuma, - 19 % (plus 46 heures passées)... Même conclusion côté coût total, "le robot coûte 24 euros des 1000 l. Il est 4,4 euros plus cher qu’avec un bol mélangeur dessileur et 8 euros/1000 l en système pâturant. Comparé au choix de l’automotrice en Cuma, le robot est plus cher de 5,1 euros/ 1000 l et près de 9 euros de plus avec un système pâturant, ça invite à réfléchir".

 

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