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Exportation de porcs vivants
Initia se félicite des résultats

Initia (regroupement des coopératives L-T, Poraven et Porfimad) a présenté, chiffres à l'appui, le bilan de sa politique d'exportation de porcs vivants. Un bilan jugé très positif pour la filière.

Daniel Bellec, directeur et Jo Moal, président d'Initia.
Daniel Bellec, directeur et Jo Moal, président d'Initia.
© TERRA
Pour son président, Jo Moal et son directeur, Daniel Bellec, la démonstration est claire : créée en 2005, la plateforme de commercialisation de porcs se révèle efficace sur la hausse du prix payé aux producteurs. Hausse qui profite également aux abattoirs.

La plateforme regroupe aujourd'hui dix coopératives(1), qui ont confié à Initia la vente des porcs vers l'étranger : Hollande, Allemagne, Belgique, Espagne. Les exportations représentent en 2006 un volume de 195 580 porcs. "2003 et 2004 ont été des années difficiles en cotation. Le dégagement de porcs en vif vers l'export est le meilleur moyen d'être en contact avec les principaux opérateurs internationaux, de s'assurer que le prix breton ne soit pas déconnecté du prix des autres bassins européens. Sans compter le désengorgement du marché à certaines périodes de l'année", s'est expliqué Jo Moal.

Une stratégie qui paie
Pour les responsables, il n'y a pas de doute : en ce début d'année 2007, le désengorgement des porcs vers l'Espagne a permis de rétablir une situation critique. Noël et le 1er de l'An, ces deux jours fériés, ont créé un engorgement de 150 000 porcs sur le marché français avec des conséquences sur les prix. "La capacité d'absorption des abattoirs sur la zone Uniporc est plus réduite qu'en Allemagne. Sans l'exportation de porcs vivants, la résorption aurait été de 10 semaines. Après 6 semaines de prix plancher, nous avons observé une première élévation du prix à Plérin. En toute logique, cette opération devrait assurer une hausse de 7 cts par kilo durant les 5 semaines suivantes", indique le président d'Initia. Depuis le début de l'année, 10 000 porcs par semaine ont ainsi été exportés, ce qui équivaut à un désengorgement de 70 000 porcs. A la mi-février, l'engorgement est complètement résorbé et les prix d'achats aux producteurs augmentent. Selon Initia, les exportations réinjecteront 12,4 millions d'euros à l'ensemble des producteurs de porcs français.
Au vu des résultats, Initia entend faire passer le message aux abattoirs. "C'est le prix au cadran du Marché du porc breton qui donne le signal de la hausse et de la baisse du prix de la viande. On le voit : quand Plérin est à la hausse, Rungis réagit à la hausse une à deux semaines plus tard. Résultat : les abatteurs ne compriment pas leurs marges quand ils accordent des hausses aux producteurs", concluent Jo Moal et Daniel Bellec. Augmenter le prix payé aux producteurs, conforter les marges des abattoirs, Initia entend agir pour la pérennité de la filière. "Nous voulons que cette démonstration soit entendue. J'appelle les éleveurs à se fédérer autour de ce projet afin d'être acteur sur le prix payé", lance le président d'Initia.

(1) CEB, Coop LT, L'Armorique, Pigalys, Poraven, Porfimad, Porc Ouest, Seretal Porcs, Syproporcs. Ces groupements de producteurs représentent 6,5 millions de porcs commercialisés par an, soit un tiers de la production nationale.
Jo Moal, éleveur à Lanmeur (29), vice-président de la coopérative L-T, et membre du bureau du MPB, est président d'Initia depuis mai 2006.


Volailles : opération "stickage" en GSM


Les démarches engagées depuis la fin de l’année auprès des organisations de production et des abattoirs étant restées sans réponse, les éleveurs ont lancé à la fin de la semaine une "opération stickage" en GMS pour une meilleure répartition de la valeur ajoutée entre abattoirs et distributeurs et appuyer ainsi leur demande de revalorisation des prix à la production. Ces opérations organisées par les FDSEA dans chaque département seront appuyées par un courrier à la FCD et aux responsables de centrales d’achats indépendantes (Leclerc, Intermarché, SuperU). Suite à ces opérations, les responsables avicoles des FDSEA rencontreront les différents opérateurs aval de la filière pour leur proposer la poursuite des actions en GMS tant qu’une meilleure répartition n’est pas obtenue et en échange d’une revalorisation immédiate des prix de reprise. En cas de refus, les éleveurs prendront alors pour cible de leur "opération stickage" les produits de marque des groupes industriels ayant refusé de re-négocier les contrats. Par ailleurs les responsables avicoles des sections maintiennent leur demande d’une rencontre nationale entre les producteurs (FNSEA/CFA) et les différents groupes industriels.

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