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La chambre d'agriculture demande la prise en compte de sa mesure BVB 02

C'est dans un climat de tension que la session de la chambre d'agriculture des Côtes d'Armor s'est tenue. Celle-ci dénonce le comportement des pouvoirs publics dans le dossier des bassins versants en contentieux et la non-prise en compte des propositions de la profession.

Georges Cartron, directeur de la DDAF, Philippe Rey, préfet des Côtes d'Armor et Olivier Allain, président de la chambre d'agriculture. Les élus de la chambre d'agriculture ont demandé la poursuite des discussions et la prise en compte des propositions costarmoricaines dans la gestion du dossier des bassins en contentieux.
Georges Cartron, directeur de la DDAF, Philippe Rey, préfet des Côtes d'Armor et Olivier Allain, président de la chambre d'agriculture. Les élus de la chambre d'agriculture ont demandé la poursuite des discussions et la prise en compte des propositions costarmoricaines dans la gestion du dossier des bassins en contentieux.
© TERRA
Votée à l'unanimité dans un contexte de forte tension, la délibération relative aux bassins versants en contentieux était au cœur des débats de la session de la chambre d'agriculture qui s'est déroulée jeudi 28 juin à Plérin. La veille, Bruxelles décidait de traîner la France en justice pour non respect du seuil maximal de 50 mg de nitrates/litre dans l'eau des rivières bretonnes. Au même moment, manifestait un millier d'agriculteurs, finistériens et costarmoricains, venus plaider leur cause dans les Côtes d'Armor à Saint-Brieuc.
A l'occasion de la session, les élus en ont profité pour rappeler leur désaccord. Tous sont tombés d'accord : "le dossier des bassins en contentieux, a été mené à la "hussarde", sans concertation, ni prise en compte des propositions de la profession", a dénoncé Olivier Allain, président de la chambre d'agriculture. Les élus estiment que le catalogue des mesures agro-environnementales ou MAE, est insuffisant au regard de la typologie des exploitations rencontrées sur le territoire breton. Olivier Allain a rappelé qu'une proposition "sérieuse et très exigeante" a été présentée aux pouvoirs publics par la chambre d'agriculture des Côtes d'Armor. Son nom : la BVB 02. Cette dernière repose sur plusieurs principes : le renforcement de l'approche agronomique afin de limiter les reliquats lessivables par une meilleure optimisation des pratiques agricoles (date et doses) ; le plafonnement des apports sous forme "d'azote valorisable" avec un contingentement des engrais chimiques ou encore la préservation des acquis des mises aux normes récentes. Hélas, la proposition n'a pas été retenue par l'administration qui campe sur sa position initiale. Or, la chambre d'agriculture a demandé une nouvelle fois, un "soutien sans faille des autorités françaises pour cette mesure qui permettrait un réel gain en matière environnementale", ainsi que la poursuite des échanges avec la Commission européenne.
Présent à la tribune, le préfet des Côtes d'Armor, Philippe Rey, a expliqué qu'il y avait obligation de résultats vis-à-vis de Bruxelles, et par conséquent, qu'il fallait sortir au plus vite de cette situation. La sentence tant redoutée par la profession est tombée comme un couperet : les mesures annoncées par l'administration pour réduire la charge azotée sur les bassins en contentieux (1) "seront plus que probablement rendues obligatoires à la fin de l'année", a annoncé le préfet, reconnaissant pour sa part que Bruxelles n'avait pas pris suffisamment en considération le travail réalisé sur les bassins en contentieux. Une aberration pour le président de la chambre. "Faire le choix de l'extensification et de la réduction de cheptel mène à la catastrophe. Nous devons défendre notre potentiel de production et maintenir l'emploi agricole et non agricole sur notre territoire".
1) L'arrêté préfectoral soumis à la chambre d'agriculture comprend quatre MAE qui concernent la réduction de la fertilisation azotée sur grandes cultures à 140 kg/ha/an ; sur les cultures légumières ; sur les surfaces en herbe ; sur grandes cultures à 160 kg/ha/an en système polyculture-élevage bovin. S'ajoutent des aides à la réduction de l'azote organique (résorption par traitement et transfert des effluents d'élevage, réduction volontaire de production d'azote).
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