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Le RDI pour favoriser l'installation

Le Répertoire départemental à l'installation met en relation des cédants et des futurs installés. Mais l'écart se creuse entre des exploitations proposées, de moins en moins nombreuses, et le nombre croissant de jeunes à la recherche d'une ferme. Avis aux futurs retraités !

Irène Blanquart et Sandra Guillemin, conseillères Adasea, gèrent le RDI.
Irène Blanquart et Sandra Guillemin, conseillères Adasea, gèrent le RDI.
© Cécile Julien

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D'un côté des futurs retraités qui se demandent à qui transmettre leur exploitation, de l'autre des jeunes qui souhaitent s'installer. Pour leur permettre de se rencontrer, depuis une douzaine d'années, existent les Répertoires départementaux à l'installation, gérés par les Adasea. En Ille et Vilaine, comme dans beaucoup de départements, il y a une inadéquation entre les offres et la demande. "Actuellement, expliquent Irène Blanquart et Sandra Guillemin, qui s'occupent du RDI à l'Adasea 35, nous avons 54 exploitations inscrites pour 348 candidats à l'installation. D'année en année, l'écart se creuse".

Plusieurs explications à cela. D'abord, parce que, à l'approche de la retraite, la plupart des agriculteurs connaissent le devenir de leur exploitation. Parmi ceux qui l'ignorent, beaucoup ne pensent pas que leur ferme puisse permettre une installation, du fait de sa dimension. "Alors que des jeunes, avec des projets de maraîchage, de transformation, sont à la recherche de petites structures", soulignent Irène Blanquart et Sandra Guillemin. Ces projets, que l'on peut qualifier d'atypiques car différent des productions classiques du département, sont d'ailleurs de plus en plus nombreux. Ils représentent un quart des jeunes inscrits au RDI. Autre frein, la maison d'habitation. Les deux tiers des cédants n'envisagent pas de la transmettre au jeune. Avec tous les questions de distance par rapport aux bâtiments, d'investissement supplémentaire pour le logement que cela pose.

 

Anticiper son projet

L'écart offre/demande se creuse aussi sur le type d'installation. La plupart des jeunes veulent s'installer en individuel alors que 40 % des propositions d'exploitations sont pour des associations ou des remplacements d'associés. "En plus, parmi les 26% de jeunes qui se disent prêts à une installation sociétaire, précise Sandra Guillemin, la plupart ont déjà un projet d'association, par exemple avec leurs parents. Ils cherchent une exploitation à reprendre pour compléter les moyens de production. Il n'y a que 10% des candidats qui sont réellement partants pour s'associer avec des tiers".

Pour augmenter le nombre d'exploitations inscrites au RDI, l'Adasea ne peut qu'encourager les futurs retraités à anticiper le devenir de leur exploitation, au moins 2 ans avant la cessation d'activité. "Il faut du temps pour mûrir son projet de transmission, trouver un repreneur et concrétiser l'installation", rappellent Irène Blanquart et Sandra Guillemin. L'inscription au RDI reste une démarche volontaire. Néanmoins, un coup de pouce est prévu : 5.000 euros sont alloués au cédant lorsqu'une installation se fait par le biais du RDI et que l'inscription a eu lieu au moins un an avant. L'inscription anticipée est d'autant plus importante que l'on arrive dans un creux du nombre d'exploitation à transmettre (fin de la classe d'âge nombreuse, à laquelle se sont ajoutées les retraites anticipées, carrières qui se prolongent pour engranger des trimestres supplémentaires) alors que les jeunes qui souhaitent s'installer sont toujours aussi nombreux.

En 2008, sur les 207 installations du département, une quarantaine a été permise grâce au RDI. En Bretagne, ce sont 74 installations qui se sont réalisées par ce canal. "Quand l'exploitation est intéressante, que le coût de reprise est bien évalué, la mise en relation se fait très vite, souligne Irène Blanquart. En un mois, le futur cédant rencontre les jeunes que nous avons sélectionné pour l'adéquation de leur projet à la structure et la transmission peut s'engager rapidement". Des problèmes de foncier (absence d'accord des propriétaires ou, a contrario, volonté de l'exploitant de vendre tout le foncier) peuvent ralentir la transmission.

 

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