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Mauron, une ferme expérimentale pour travailler  sur la viande issue du troupeau laitier

Au 1er octobre 2019, l’Institut de l’Élevage a repris la station expérimentale de Mauron (56), jusque-là gérée par la chambre d’agriculture de Bretagne. Au cœur du premier bassin laitier français et de la première zone d’abattage de viandes de gros bovins et de veaux de boucherie, cet outil se positionne clairement au service des acteurs de ces filières. Les travaux porteront sur la production de viande issue du troupeau laitier avec notamment la question centrale de la valorisation des veaux.

Le marché de la RHD pourrait être davantage approvisionné par les veaux laitiers français. De nouveaux essais ont été mis en place dans ce sens depuis l’automne.

Alors qu’on assiste à une baisse de l’engraissement d’animaux laitiers en France, une grosse partie du débouché en RHD est aujourd’hui approvisionnée par des importations d’arrières de vaches de réformes laitières. Ce type d’animal est caractérisé par des carcasses plutôt légères (environ 300 kg), produisant des portions adaptées à la RHD et au fond de rayon en GMS.

Demain, une filière de valorisation pour des veaux croisés laitiers

Ce marché pourrait être approvisionné par nos veaux laitiers, capables de produire ce type de carcasses, et aujourd’hui destinés à l’export en petit veau de 15 jours. À la demande des professionnels laitiers et des entreprises de viande, l’Institut de l’Élevage poursuit les études sur cette thématique et a mis en place de nouveaux essais sur la station de Mauron cet automne.

Boeufs

Une reprise dans la continuité des travaux déjà engagés

De premiers essais avaient déjà été mis en place sur la station expérimentale de Mauron, à la demande d’Interbev Bretagne pour commencer à répondre à ces questions. Des bœufs et des génisses croisés Limousins, croisés Angus et croisés Hereford sur des vaches Prim’Holstein ont ainsi été comparés.
L’Institut de l’Élevage va poursuivre les travaux engagés. D’autres croisements issus de races françaises sont testés, avec des mesures d’efficacité alimentaire. Les conduites alimentaires étudiées visent à valoriser prioritairement les fourrages produits sur l’exploitation, en répondant aux attentes sociétales.
La station expérimentale gardera son positionnement au sein du réseau des fermes expérimentales f@rm XP et restera pleinement impliquée dans les réflexions initiées avec l’ensemble des partenaires.

Le but est de créer de la valeur pour les producteurs de lait, tout en répondant aux marchés et aux attentes des consommateurs

Veaux de boucherie, une nouvelle station à l’horizon 2021

La station expérimentale du Rheu (35), gérée par l’Institut de l’Élevage, se doit d’évoluer pour répondre aux nouveaux enjeux de la filière, notamment en matière de pratiques d’élevage et d’attentes sociétales. Alors qu’un renouvellement paraît difficile sur le site actuel, l’Institut de l’Élevage et ses partenaires ont engagé une réflexion pour un transfert de cette station vers le site expérimental de Mauron. Une nouvelle étable expérimentale, intégrant les nouvelles technologies, devrait donc voir le jour en 2021, en lien avec les attentes de la filière.
Ces deux initiatives visent à faire de la ferme de Mauron un site de recherche et innovation sur la valorisation de la viande issue du troupeau laitier, au service des éleveurs et des filières.

 

 

Marie-Andrée Luherne - Secrétaire générale adjointe de la FNPL

Luherne

C'est lors du congrès FNPL de 2018, qui a eu lieu à Vannes, que le président de la FNPL, Thierry Roquefeuil, a annoncé la création d'un groupe de travail sur la valorisation des animaux issus du cheptel laitier. J'ai eu la responsabilité de ce groupe de réflexion. Les travaux de ce groupe, accompagné par l'Institut de l'Élevage, ont montré qu'il serait important d'avoir un lieu d'innovation pour imaginer la concrétisation de nos idées. Cela s’est traduit par la reprise de la ferme d’engraissement de Mauron, pilotée jusque-là par la chambre régionale d'agriculture de Bretagne, afin de créer ou structurer de nouvelles filières de valorisation des veaux laitiers, en lien avec les différents partenaires. La ferme de Mauron sera ainsi un lieu rassemblant toutes les possibilités offertes pour la destination de nos veaux laitiers (veaux de boucherie et élevages de jeunes bovins), avec, entre autres, le soutien du Cniel. Cela permettra plus de dialogue et d'échanges entre les différents maillons des filières laitière et bovine. Le but est de créer de la valeur pour les producteurs de lait, tout en répondant aux marchés et aux attentes des consommateurs. La ferme de Mauron sera là pour "mettre en musique" ce que la gouvernance décidera, en collaboration avec l'Institut de l'Élevage et F@rm XP, toujours au service des producteurs de lait et de la filière laitière. Les résultats seront communiqués régulièrement. La ferme de Mauron doit devenir un lieu incontournable en France pour les filières lait et viande.

 

Martial Marguet - Président de l’Institut de l’Élevage

Marguet

Investir dans la ferme de Mauron est un projet ambitieux pour l’Institut de l’Élevage (Idele), qui me tient particulièrement à cœur. En effet, il traduit notre stratégie de contribuer à créer de la valeur ajoutée pour les éleveurs et les filières, ainsi que de renforcer nos partenariats, les synergies et la dynamique de partage. Avec l’entité expérimentale sur la viande rouge effective depuis fin 2019, puis l’arrivée en 2021 de la station veau de boucherie, notre ambition est de fédérer tous les acteurs des filières lait et viande intéressés pour orienter et partager les travaux conduits. Fruit d’une riche collaboration avec la fédération nationale des producteurs laitiers (FNPL), son intérêt a été partagé par l’ensemble des familles professionnelles membres d’Idele ; de nombreux autres partenaires souhaitent y être associés. Enfin, s’installer sur la ferme de Mauron c’est valoriser un bel outil construit par la chambre d'agriculture de Bretagne pendant de longues années.

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