PRODUIRE EN BIO
Pourquoi pas vous ?
La demande augmente sans que la production en bio suive. Alors pourquoi ne pas s'y mettre ? C'est la proposition que le GAB 56 a faite en ouvrant les portes de deux exploitations, l'une en maraîchage à Sulniac et l'autre en lait à Naizin pour susciter des vocations.

Dominique Le Crom, de l'EARL Plijadur, à Naizin, présentant son exploitation laitière en cours de conversion bio.
© Terra
Une trentaine de visiteurs sur la ferme maraîchère de Kerbourhis à Sulniac, le 17 septembre dernier, 120, dont une grande majorité d'élèves, chez Dominique Le Crom à Naizin, jeudi 27, cette première initiative a rempli ses objectifs. "Nous cherchions à toucher des producteurs conventionnels et de futurs agriculteurs pour lever des tabous ou des craintes, et proposer des visites en toute simplicité", commente Véronique Jardin, animatrice du GAB 56. Un peu plus grands mais avec un quota plus restreint, les 12 élevages laitiers bios de réseau de référence des Chambres d'agricultures de Bretagne, ont été analysés sous la même loupe, par les ingénieurs études du pôle herbivore, que les élevages conventionnels. "Les résultats sont équivalents dans bien des postes sur notre échantillon, on vit bien en bio avec un revenu moyen par UTH de 20 000 euros. Le problème porte sur les charges de structures, en mécanisation ça dérape", souligne Bernard Le Lan, du Pôle Herbivores des Chambres d'agricultures de Bretagne, associées à cette journée.
Une conversion qui passe par l'apprentissage de la gestion de grandes surfaces de pâturage, "les techniques agronomiques sont plus pointues et sans filet, donc sans improvisation", résume t-il soulignant que là encore, références, conseils et réseaux existent.
La clé, gérer le paturage
La pierre angulaire du système demeure "l'autonomie alimentaire avec la gestion des pâturage", insiste Philippe Roger du Pôle herbivore, détaillant l'atelier prairies. "Le choix de la bio n'est pas qu'économique", insiste Dominique Le Crom, de l'EARL Plijadur à Naizin en présentant son exploitation laitière en cours de conversion. " J'étais allergique au pulvérisateur, depuis mon installation en 92, j'ai développé le pâturage, mon voisin a franchi le cap de la bio il y a deux ans, je me suis lancé l'année dernier", raconte l'éleveur qui produit sa référence de 260 000 l avec ses 53 vaches montbéliardes sur 58 ha.Une conversion qui passe par l'apprentissage de la gestion de grandes surfaces de pâturage, "les techniques agronomiques sont plus pointues et sans filet, donc sans improvisation", résume t-il soulignant que là encore, références, conseils et réseaux existent.











