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Qualité du lait : les bons réflexes !

En élevage laitier, produire un lait de qualité est un enjeu économique majeur pour l’éleveur et plus globalement pour l’ensemble de la filière. Il est donc important d’appréhender l'ensemble des paramètres inhérents à la qualité du lait. Dans le cadre des "Jeudis de la performance", Eilyps propose de nombreuses webconférences pour parler performance, innovation et techniques d’élevage. Retour sur la qualité du lait en France et les bonnes pratiques qui la conditionne.

La qualité du lait est la résultante d’une équation multifactorielle qu'il convient de maîtriser. Consciencieux les éleveurs français, obtiennent de bons résultats ! Globalement, en France, la qualité microbiologique, technologique et sanitaire du lait (germes, cellules, butyriques,….) n’a de cesse d’augmenter. Si la productivité moyenne des vaches laitières françaises stagne aux alentours de 8 500 kilos de lait par tête et par lactation (335 jours en moyenne), sur la qualité les taux moyens augmentent et atteignent 40,1g/kg pour le taux butyreux (+0,3) et 32,5g/kg pour le taux protéique (+0,1) sur l’ensemble de la lactation (Institut Idele-2020). Au niveau sanitaire, près de 50 % des lactations contrôlées présentent une numération cellulaire inférieure à 300 000 cellules en 2019, contre 41 % 10 ans auparavant, selon l’Idele. Cette qualité est le fruit du travail des éleveurs consciencieux. Mais que faire lorsqu'un souci apparait ?

Améliorer la qualité du lait 
Lorsqu’un souci de baisse de production et/ou de qualité apparaît, il convient de procéder avec méthodologie pour éliminer un par un les facteurs de risque de contamination et/ou de perturbation. Tout d’abord, c'est dans la salle de traite qu'une observation méticuleuse sera effectuée. Matériel de traite, protocole de nettoyage et de désinfection, tout doit être passé au peigne fin. Mais, la qualité du lait commence par la santé des animaux. Les conditions d’élevage doivent aussi être optimum, une alimentation au plus proche de leurs besoins doit leur être apportée, en termes de qualité, quantité et d’accessibilité. Le nombre de place à l’auge doit être au minimum d’une place par vache avec un accès à de l’eau de qualité. Tout comme pour les vaches en lactation, la qualité et l’hygiène du couchage doivent être l’objet d’une grande attention pour les génisses et les taries. Une vigilance particulière doit être portée quelques jours après le vêlage. Période pendant laquelle les sphincters étant ouverts et le système immunitaire très faible, le risque d’infection est nettement augmenté. Une prise en charge rapide et adaptée des pathologies infectieuses et locomotrices permet une amélioration de la santé générale du troupeau. Une étude géobiologique peut éventuellement être proposée pour écarter tout facteur de perturbations électriques et/ou téluriennes. Autant de paramètres à prendre en compte pour booster sa performance technique.

 

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