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Une charte pour les produits frais et locaux

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation et les représentants de grande distribution ont signé le 9 novembre, sous l’œil bienveillant et attentif des interprofessions, une charte pour valoriser les produits agricoles frais et locaux

Le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, Julien Denormandie, avait annoncé le lancement d’un logo pour repérer les produits frais et locaux et la signature, d’une "charte d’engagements de mise en avant des produits frais agricoles, aquatiques et des produits locaux en grande distribution" dans les rayons. Lors d’une conférence de presse, le 9 novembre, il a dévoilé le contenu de la charte de cinq pages qui a été signée par les représentants des dix plus grandes enseignes en France.

 

Repérables et identifiables

Concrètement cette charte entend "mettre en avant les mentions d’origine (…) France" et vise à "mettre le consommateur dans sa responsabilité de consommation". Cette charte sur laquelle vient s’appuyer le logo "Plus près de vous et de vos goûts" doit aussi l’éclairer, l’informer et l’accompagner sur l’origine et l’accès à ces produits, a indiqué le ministre.
Concrètement, des bannières seront déployées dans les grandes surfaces pour attirer le consommateur vers ces produits locaux qui doivent être repérables et identifiables comme tels même si la définition d’un produit local reste à préciser, car la loi est totalement muette sur ce sujet. Cependant, le ministre de l’Agriculture affirme : "Pour moi, la pomme de terre de Noirmoutier peut être un produit local en Alsace".

 

Valoriser les produits conventionnels

Les enseignes devront être prêtes au plus tard au mois d’avril 2021. Il est prévu qu’un comité fasse "régulièrement des points d'étape" sur la mise en œuvre des engagements qui ont été signés pour une durée d’un an seulement mais qui "pourront être reconduits". Laurent Grandin, président de l’interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) et Guillaume Roué, président de l’interprofession porcine (Inaporc) ont insisté tour à tour sur l’exigence du consommateur pour l’origine des produits, et aussi pour valoriser les produits conventionnels afin de permettre aux différentes typologies de consommateurs d’accéder à une nourriture de qualité.
"C’est aussi une démarche essentielle pour préserver l’emploi", a insisté Guillaume Roué. Quant aux GMS, leurs représentants ont acté la décision du ministre de ne plus mentionner "élaboré en France" ou "transformé en France" si les ingrédients ne proviennent pas de France. Enfin, l’ensemble des acteurs réfléchit à la mise en place d’un budget commun pour une campagne télévision et presse qui mette en avant le logo.

 

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