Aller au contenu principal
Font Size

Faire le lien entre alimentation et croissance en groupe lait

L’élevage des génisses est un sujet de plus en plus abordé en formation d’éleveurs. Alimentation, coûts, logements, santé... De nombreux sujets peuvent être étudiés. 13 éleveurs du groupe lait de Chateaugiron (35) s’y sont penchés avec succès.

Ils ont fait le choix de passer deux jours sur cette thématique et de s’intéresser à leurs coûts alimentaires en lien avec la croissance de leurs génisses et l’âge au vêlage. Un choix de programme gagnant pour disposer de tous les éléments et optimiser davantage la conduite de ses génisses.

Quel est mon coût alimentaire ?
446 €, c’est le coût alimentaire moyen par génisse produite du groupe (pour une génisse née en octobre). Les coûts vont de 334 € à 628 € et ils s’expliquent davantage par la composition de la ration, le prix et la quantité de concentrés que par l’âge au vêlage (1).

Shema genisse dossier

Les rations et coûts ont été détaillés suivant les trois périodes de l’élevage des génisses : de la naissance au sevrage, du sevrage à six mois et de six mois au vêlage. Des focus qui permettent aux éleveurs d’identifier préci- sément par âge les optimisations possibles pour réduire leurs coûts. De la naissance au sevrage, les éleveurs confrontent leurs choix d’allaitement, les concentrés et l’âge au sevrage. Du sevrage à six mois, d’autres distinctions se font entre rations sèches ou rations à base d’ensilage de maïs. Et de six mois au vêlage différents choix peuvent influencer, notamment le pâturage. Pour ce groupe, 12 éleveurs ont du pâturage dans leur ration et six sortent les génisses dès la première année, ce qui leur permet d’abais- ser leur coût.

Réduire mon coût mais pas les croissances
Réduire mon coût alimentaire ? Réduire les concentrés ? Réduire l’âge au vêlage ? Des questions qui permettent certes de faire des économies mais qui font dire aux éleveurs "et si les croissances ne suivent pas" ?
Quatre éleveurs de ce groupe ont recours à un contrôle de croissance régulier ou occa- sionnel. Un réalise quatre pesées par an et les trois autres mesurent ponctuellement le tour de poitrine. 30 % du groupe utilise donc un outil pour déterminer la croissance des génisses. C’est dans la moyenne de ce que d’autres enquêtes, réalisées en 2013- 2014 par la chambre d’agriculture (Trou et al., 2013,Mathieu et al., 2014), avaient déjà mis en avant : 35 % des éleveurs indiquaient utiliser des outils de suivi de croissance pour leurs génisses. Lors de la formation, 12 éleveurs ont réalisé des mesures de tour de poitrine en privilé- giant des génisses autour de six mois, et celles à inséminer. 175 mesures ont été rentrées dans un outil gratuit de suivi de mesure de tour de poitrine 2 . Placées individuellement puis collectivement suivant  la race des génisses et pour un objectif de vêlage de 24-27, 58 % des croissances enregistrées atteignent les objectifs moyens, 33 % sont au-dessus des objectifs et seuls 9 % sont en dessous de l’objectif. Des chiffres intéressants qui confortent dans un premier temps les pratiques des éleveurs, et qui leur permet de prendre des décisions sur leur stratégie d’alimentation des génisses (2 ).

Shema genisse dossier

Des mesures régulières pour ajuster les pratiques
En ayant leur coût alimentaire et en com- parant leurs génisses par rapport à des objectifs de croissance, les éleveurs ont pu individuellement mettre en évidence des pistes. Pour des génisses en retard de croissance autour de six mois, il faut s’intéresser à la complémentation ou aux valeurs des concentrés sur la phase 0-6 mois. Pour des croissances souvent supérieures à l’objectif, l’avancement de l’âge au vêlage ou la diminution de la complémentation est une piste à envisager pour faire des économies. Avec 91 % des croissances situées au-dessus ou dans l’objectif et un âge moyen au vêlage de 27 mois, les éleveurs de ce groupe ont mis en évidence qu’ils pouvaient optimiser l’élevage de leurs génisses et les pistes pour y parvenir. Il est conseillé de réaliser des contrôles de croissance à des périodes clés : autour des six mois, à l’insémination et à la mise à l’herbe ou au retour en stabulation.

Ils ont dit
Shema genisse dossier

 

Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 9.90€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Terra
Profitez de l’ensemble des cotations de la filière Terra
Consultez les revues Terra au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters de la filière Terra
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Terra.

Les plus lus

Cette année, les moissons de céréales affichent de faibles  rendements
Avec le retour du soleil, les moissonneuses sont nombreuses dans les champs de la région ces derniers jours. En revanche, même si…
Tensions autour  de la PAC
L'Allemagne a pris la présidence du conseil des Ministres depuis le 1er juillet. Elle se fixe pour principale tâche de finaliser…
Porc : dix groupements visent le mâle entier en 2022
Dix organisations de producteurs de porcs se positionnent pour le mâle entier à partir de 2022. Une information à l'attention de…
Nouveau cadre financier pour 2021-2027 : Quelles conséquences pour la réforme de la Pac ?
Les discussions entre les dirigeants européens qui ont abouti à un accord le 21 juillet ont porté sur les enveloppes budgétaires…
Revenu des agriculteurs : l’objectif de deux Smic est hors d’atteinte
Les revenus bruts par actif agricole non salarié avoisinent plutôt le Smic. Seuls les producteurs de porcs, de volailles standard…
Un observatoire pour lutter contre l'agribashing
La cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole Demeter se décline dans les départements. En Ille-et-Vilaine, la…
Publicité