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Spécialiste de l'export de plants, Gopex réalise une bonne saison

Racheté par le semencier Florimond Desprez il y a un an, Gopex boucle une bonne campagne 2018, boostée par la sécheresse aux Pays-Bas et une pénurie de plants de pomme de terre.

De gauche à droite : Hakim Rekhis, responsable logistique et production au Gopex, et Claude Cadiou, directeur adjoint.
De gauche à droite : Hakim Rekhis, responsable logistique et production au Gopex, et Claude Cadiou, directeur adjoint.
© Terra

Avec sa quarantaine de producteurs, essentiellement dans le Nord Finistère, Gopex commercialise 30 000 tonnes de plants de pommes de terre par an. "Un peu moins cette année, indique Claude Cadiou, directeur adjoint. Avec une baisse de rendement de 4 à 5 %, nous devrions arriver à 26 000 t".

 

À destination des pays méditerranéens

Avec ses trois variétés phare, Alaska et Safrane qu'elle détient en propre, et Universa appartenant à la Cecab, Gopex se consacre exclusivement à l'export. "Nos principaux marchés se trouvent en Egypte, Tunisie, Sénégal et Algérie, mais aussi en Europe du Sud, Espagne, Italie ou Grèce, énumère Hakim Rekhis, responsable logistique et production. Et nous venons de lancer Naïma, toujours pour les pays méditerranéens Une variété très prometteuse qui devrait remplacer Safrane, en fin de cycle".

Alors que les expéditions se terminent, la saison s'annonce sous de bons auspices. "Les Hollandais ont vu leurs rendements chuter de 25 à 30 % à cause de la sécheresse, avec une qualité qui n'était pas au rendez-vous, ce qui nous a permis d'écouler tout notre plant, et à bon prix", se félicite Claude Cadiou. Pour autant, pas question de s'enflammer : le plan de production, aux alentours de 830 ha, ne devrait que peu évoluer. "Globalement, le marché est plutôt stable".


Racheté par Florimond Desprez

Basé à Brest, Gopex était jusque-là détenu par 12 producteurs. "Nous avons été rachetés il y a un an par Florimond Desprez", rappelle le directeur adjoint. Une opération qui permet à l'entreprise de s'adosser à un groupe "à la surface financière importante". Un atout de taille quand le Gopex doit payer les containers qu'il affrète sous 30 jours, tout en percevant le produit de la vente du plant plusieurs mois après expédition. "Producteurs et fournisseurs ont la garantie d'être payés".

Quelques années après le rachat de Germicopa, cette nouvelle acquisition vient renforcer la position du semencier sur le marché de la pomme de terre. "Une bonne nouvelle pour les producteurs de Gopex, estime Claude Cadiou. Florimond Desprez veut devenir leader de la semence. Il l'est déjà au niveau mondial en betterave". Et se situe parmi les premiers obtenteurs européens en céréales à paille.

Appartenant au même groupe, Gopex et Germicopa vont développer des synergies et rapprocher leurs services production, logistique... "Mais les entreprises restent indépendantes, avec des gammes variétales et une politique commerciale distinctes".

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