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Une seule santé, bonne, pour l’homme et l’animal

Concilier santé des animaux et celle des humains qui les élèvent était au cœur de la 16e journée régionale porcine, mardi dernier à Pontivy. Une journée organisée par la chambre régionale d’agriculture de Bretagne sur l’amélioration des conditions de travail et de la biosécurité.

À la tribune de cette table ronde, Caroline Depoudent, Xavier Sauzea, Carole Bertin et Thierry Marchal.

"One health-one welfare". Des concepts qui plaident pour une seule santé, bonne, et un seul bien-être et intercèdent en faveur de l’amélioration de la rentabilité économique des élevages, de leur durabilité et de leur attractivité en matière de métier. Car tout est lié.

 

Remettre de la zootechnie

Les interactions entre les animaux d’élevage, les humains qui les élèvent puis ceux qui s’en nourrissent et l’environnement, sont nombreuses. Les liens y sont étroits, notamment en matière de santé (voir dossier Terra du 22/11/19). Comment concilier l’évolution des systèmes avec les attentes en matière de santé porcine, de santé humaine et de conditions de travail ? "Une pression forte s’exerce notamment depuis 10 ans pour réduire médicaments et antibiotiques", a situé Caroline Depoudent, de l’équipe porcs de la chambre d'agriculture de Bretagne. C’est l’une des nombreuses questions abordées lors de la table ronde, à la mi-temps de cette 16e journée technique. Pour Thierry Marchal, à la tête d’une exploitation de 500 truies, avec quatre salariés, "l’amélioration des pratiques au sein d’un élevage, c’est l’affaire de tous avec une implication de chacun. C’est comprendre et s’approprier notamment les règles d’hygiène avec de la cohérence. Ce sont souvent des petites choses", appuie le responsable du groupe technique porc de la chambre régionale. "Au départ, on a utilisé les antibiotiques comme un pansement sur des outils ou des bâtiments inadaptés", justifie-t-il, pointant que le retour à l’observation des animaux constitue un changement de pratique majeur.

Le sanitaire, cíest ce qui fait la rentabilitÈ de nos outils et les conditions de travail.

 

Porcs

Techniques transposables

Peut-on s’inspirer d'autres systèmes ? "Les éleveurs bio ont des contraintes encore plus compliquées. Encore plus d’observation, et l’utilisation d’huiles essentielles ou d’homéopathie. On a maintenant des éléments qui sont transposables à l’élevage conventionnel", assure Xavier Sauzéa, vétérinaire du groupe Le Gouessant. Restent que les nouvelles contraintes de biosécurité ont également impliqué des changements pour ces éleveurs des 2 000 truies bio bretonnes. "On assiste à un agrandissement de la taille de cheptel. La moyenne était de 23 truies par éleveur en 2018, les nouveaux projets sont de 50 à 100 truies et tous en bâtiment", note Carole Bertin, chargée d’étude, en faisant référence au premier état des lieux sur la production de porcs bio en France réalisé par l’Institut technique de l'agriculture biologique.

Quant aux attentes des consommateurs qui ne veulent plus voir les truies entravées ? "En tant qu’éleveur, je suis prudent et je fais attention aux critères économiques. Je ne souhaite pas aujourd’hui faire des erreurs pour répondre aux attentes de demain. Je regarde avec intérêt les tests qui se font en station", temporise Thierry Marchal pour qui tout est lié. "Le sanitaire, c’est ce qui fait la rentabilité de nos outils et les conditions de travail dans nos ateliers. Dans un contexte de pénurie de main d’œuvre, nous avons tout intérêt à améliorer le statut sanitaire de nos élevages car on améliore les conditions d’élevage et de rentabilité".

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