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SAFER BRETAGNE
Ventes stables, augmentation en valeur

Après une année 2009 en retrait significatif, le marché foncier breton 2010 est stable au niveau du nombre de ventes, mais connaît une hausse en valeur. Décryptage des données, avec le directeur de la Safer Bretagne, Jean-Paul Le Lan.

De gauche à droite, Philippe Prigent, du comité technique des Côtes d'Armor, Joseph Gautier, président de la Safer Bretagne et Jean-Paul Le Lan, directeur.
De gauche à droite, Philippe Prigent, du comité technique des Côtes d'Armor, Joseph Gautier, président de la Safer Bretagne et Jean-Paul Le Lan, directeur.
© TERRA


"Le marché global baisse en surface de 5% et connaît une forte augmentation en valeur (+16%). Avec 26 400 ha, le marché agricole est stable en surface, et augmente de 24% en valeur", rapporte Jean-Paul Le Lan. Parmi les éléments marquants de l'année, on peut noter que l'urbanisation, sur le marché rural, est en retrait. Pour le directeur de la Safer Bretagne, cette baisse peut être expliquée par le fait que les collectivités locales ont moins acheté, "d'une part en raison de la crise, mais aussi à cause de nombreuses interrogations sur leurs rentrées fiscales". En revanche, la part de loisirs et résidentiels reste stable et ce sont donc encore, en 2010, 3 500 ha qui ont quitté l'agriculture."Face à ce constat, la LMA n'a pas été assez courageuse", estime Jean-Paul Le Lan.En matière de prix des terres et prés libres, 2010 aura été globalement stable, mais il ne s'agit que de moyennes. Si les prix sont plus faibles en centre Ouest, les régions côtières, au Nord, où la pression foncière est plus forte, connaissent des prix plus élevés.Sur l'activité de la Safer, Jospeh Gautier, le président de la Safer Bretagne, rappelle que les acquisitions ont progressé en nombre, en surface et en valeur, traduisant une présence plus forte de la Safer sur le marché qui lui est accessible. "Le mode d'acquisition amiable prédomine (88% des surfaces acquises), même si les préemptions avec contre-offre de prix restent significatives", note  Joseph Gautier. Enfin, les rétrocessions sont restées stables en surface, mais ont progressé en valeur et l'arbitrage entre demandes concurrentes est resté particulièrement important, avec 5,6 candidats par dossier en moyenne.


Arnaud Marlet쇓

"La Safer n'est pas contre l'agriculture biologique"


Le président de la Safer Bretagne a peu goûté aux polémiques qui ont suivi la décision du conseil  d'administration de donner priorité à un projet d'installation en conventionnel plutôt qu'à un autre projet, bio, sur la commune de Grâces (22). Dans son rapport d'orientation, il fait une mise au point sur ce sujet."Contrairement à certaines déclarations et au procès d'intention qui nous est fait, je vous précise que, lorsque les instances de la Safer ont à arbitrer entre telle ou telle candidature, elles se prononcent pour le projet qu'elles jugent prioritaire et non contre les autres projets en concurrence qui ont tous leurs motivations propres et leur légitimité. Je ne peux ainsi laisser dire que la Safer Bretagne est contre l'agriculture biologique. En 2010, en effet, les comités techniques de la Safer ont orienté quelque 540 ha vers 44 projets d'agriculture biologique. En ajoutant les autres candidatures pour diversification (élevages équins, canins, production cidricole, plantes vivaces...), ce sont 700 ha environ qui ont été mobilisés pour des modes d'exploitation dit "non conventionnels". Par ailleurs, le conseil régional et le conseil général d'Ille-et-Vilaine contribuent efficacement à la réalisation de ces projets d'installation, mettant en place des dispositifs de portage de foncier et d'aides à l'investissement. Ils concernent quelque 435 ha. Soulignons, enfin, que lors des arbitrages effectués, ce sont plus de 600 candidatures d'agriculteurs dits conventionnels, qui n'ont pas été retenues pour quelque 4 000 ha demandés".

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