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Vers des nouvelles organisations des chantiers d'épandage

Les fédérations de Cuma de l'Ouest conduisent régulièrement des travaux sur la thématique des épandages. Plus récemment des références ont été produites dans le cadre du projet TEpLis qui traitait des nouvelles organisations de transport et d'épandage de lisier/digestat.

En effet, ces dernières années ont vu se développer des ensembles tracteur/tonnes à lisier de gros volumes, répondant à un besoin de débit de chantier important (périodes d'épandage restreintes, volumes à épandre, allongement des distances d'épandage...). Mais le poids élevé de ces ensembles a des impacts sur le tassement des sols, les réseaux routiers...

Ce projet a permis d'expertiser d'autres organisations ("alternatives") de transport et d'épandage : épandage sans tonne, automoteur d'épandage, dissociation du transport et de l'épandage (parcelles éloignées...), avec l'utilisation de citernes légères ou camion par exemple.

Voici un exemple comparatif d’organisation qui montre l’intérêt de la dissociation du transport (fosse-parcelle) et de l'épandage :

Pour un chantier d’épandage de 800 m3 à épandre, une distance fosse – parcelle à 14 km, deux organisations de chantiers ont été comparées :

Organisation n° 1 : chantier classique => transport et épandage réalisés par un ensemble tracteur + tonne à lisier 20 m3 avec rampe pendillard 21 m.

Organisation n° 2 : chantier dissociation + épandage sans tonne (ELST) => transport réalisé par 3 ensembles tracteur + tonne de 20 m3 et épandage réalisé par matériel d’épandage sans tonne avec rampe pendillard 18 m.

Les coûts au m3 (transporté et épandu) pour les deux organisations sont très proches (≈ 6 euros/m3, la distance importante augmente le coût de transport). Mais la différence, entre les deux organisations, se fait sur le débit de chantier  .

La dissociation du transport et de l’épandage demande une organisation de chantier plus complexe que les chantiers dits " classiques", une solution de stockage tampon en bord de parcelle peut être nécessaire et le besoin de main d’œuvre sur le temps de chantier, est supérieur (4 personnes pour l’exemple ci-dessous au lieu d’une personne pour le chantier "classique"). Mais avec des périodes d’épandage de plus en plus courtes, cela peut être une vraie solution, surtout lorsque la distance fosse-parcelle est supérieure à
10 km (20 km aller-retour).

De plus l’épandage sans tonne permet d’intervenir plus facilement sur parcelle humide et limite le tassement des sols.

 

émissions d’ammoniac

Pratique : Vous pouvez trouver sur le site www.ouest.cuma.fr, un ensemble d'outils issu de ce projet : fiches techniques, retour d'expériences de cuma ayant mis en œuvre des nouvelles organisations, calculateur de coûts de chantier d'épandage, vidéos.

 

Acquisition d'une rampe à pendillards à la Cuma Ran Dour (22)

 

émissions d’ammoniac

"Pour moi, c'est un outil génial", s'exclame Jean-Paul Prigent, trésorier de la cuma Ran Dour à La Chapelle-Neuve et producteur de lait en système logette sur caillebotis. La Cuma Ran Dour a acquis une seconde tonne Jeantil de 15 500 litres, équipée d’une rampe pendillard de 12 m. Ici, l'activité "tonne à lisier" rassemble une dizaine d'éleveurs pour un volume annuel de 14 500 m3 d'effluents à épandre. Pour l'éleveur, deux raisons à cette préférence : l'absence d'odeurs et la meilleure répartition du lisier. "Quand on épand avec le pendillard, il n'y a jamais d'appels des riverains", se félicite-t-il en tant que maire de la commune. "Cela a même tué dans l'oeuf des conflits", ajoute son salarié, Kevin Orvan. L'autre atout plus technique est la régularité de l'épandage. "Je trouve que la qualité de repousse de l'herbe est meilleure derrière. On peut également épandre quand la pâture est plus haute, il y a une souplesse dans l'organisation", ajoute Kevin Orvan. Il estime également que la nouvelle tonne est moins contraignante à vider au champ que la tonne avec buse. Flavien Le Corre, autre gros utilisateur de la tonne/pendillard, est satisfait du matériel, hormis dans les parcelles en pente. L'installation de verrins pour reporter la charge ainsi que la gestion de l'épandage par DPA (débit proportionnel à l'avancement) sont des évolutions évoquées à terme. Beaucoup de qualités et peu de défauts, tant et si bien qu'à l'Earl des quatres Chemins, on préfère attendre que le matériel soit libre pour l'utiliser. "Cela fait du bon travail !".

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