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Dégâts de choucas : une nouvelle organisation dans les Côtes d’Armor

La population de cette espèce protégée augmente inexorablement depuis plus de dix ans dans le département. En 2019, la profession agricole a porté une demande de dérogation permettant d’obtenir un nouveau quota de prélèvement de 8 000 ​​​​​​ oiseaux sur deux ans, dans un objectif de régulation de l’espèce. Pour essayer de faire face à l’explosion des dégâts constatée en 2019, un nouveau fonctionnement est mis en place cette année.

Les choucas font chaque année des dégâts sur les semis de printemps. Il est indispensable de déclarer les dégâts que vous subissez. Ces données permettent de justifier les moyens d’action.

Auparavant seuls les lieutenants de louveterie avaient l’autorisation de mener des opérations de destruction. Face à l’ampleur de la tâche, il a été décidé d’autoriser, via des arrêtés individuels, des référents locaux à pouvoir déclencher des opérations de tir ou de piégeage du choucas. Avec près de 30 référents, essentiellement sur l’Ouest du département, l’objectif est de gagner en réactivité et en présence sur le terrain.

Que faire en cas de dégâts ?
Les principaux dégâts se concentrent sur le maïs, de la levée au stade 4-5 feuilles, et sur les cultures légumières. La seule action possible par les agriculteurs reste l’effarouchement, avec l’utilisation par exemple de canons sonores ou pyro-optiques, en respectant les limites d’utilisation liées au bruit. Si leur efficacité est assez limitée, cela peut quand même sauver certains semis.
Les opérations de tir ou de piégeage ne peuvent être déclenchées que par le référent local, sur constat de dégât et de présence d’un nombre important de choucas. Dès que les premières attaques ont lieu, il faut faire remonter votre plainte soit à la chambre d’agriculture (02 96 79 22 02 – charles.david@bretagne.chambagri.fr), la DDTM (02 96 62 47 00) ou la Fédération des chasseurs (02 96 74 74 29). Le référent concerné sera informé, et prendra contact directement avec l’agriculteur.
Compte tenu du quota attribué, et de la nécessité de mener des actions efficaces en matière de prélèvement, toutes les plaintes ne donneront pas systématiquement lieu à une opération de destruction.

Remonter les constatations dans tous les cas
Même si les dégâts ne sont pas indemnisés, il est primordial de faire remonter les constatations de dégâts. Ces éléments permettent en effet de mieux cibler les secteurs prioritaires, et de disposer de données pour justifier de nouveaux moyens d’action. Vous pouvez recevoir un formulaire sur demande (chambre d’agriculture ou Fédération des chasseurs) ou le remplir en ligne*.

Une étude régionale
Pour essayer de comprendre le comportement et le développement exponentiel de cette espèce, une étude régionale a été lancée avec plusieurs volets : estimation de la population et du succès reproducteur, analyse des déplacements, analyse de l’alimentation. Les agriculteurs seront sollicités pour faire remonter des informations.
Si vous réalisez des tests (profondeurs de semis, variétés, utilisation de répulsifs,…), vous pouvez également contacter votre chambre d'agriculture (contacts ci-dessous) pour faire part des résultats.

* Formulaire en ligne à l’adresse suivante : https ://forms.gle/tYERjkKLoJuuXP7q7

Contacts en chambres d'agriculture :

- 22 : Charles David 06 30 12 75 39
- 29 : Vincent Le Talour 06 75 54 46 00
- 35 : Valérie De Baynast 06 80 05 99 67
- 56 : Caroline Cornet 06 30 99 86 28

 

Dans les autres départements

Finistère / En période de confinement, le préfet a autorisé les destructions à tir sur le choucas uniquement. En cas de demande d'intervention, il faut contacter Lionel Quillien à la DDTM 29 au 06 73 94 29 29. Sur les secteurs prioritaires, il donnera le contact des tireurs agréés. Les tireurs sont autorisés pour intervenir même en période de confinement.
Sur les secteurs autres que prioritaires, les lieutenants de louveterie sont autorisés au cas par cas pour intervenir. Ils interviennent seuls.

Ille-et-Vilaine / Cette espèce est encore relativement peu présente en Ille-et-Vilaine. Toutefois, elle peut occasionner ponctuellement des dégâts. En cas de forts dégâts, contactez  la DDTM 35 ddtm-seb@ille-et-vilaine.gouv.fr

Morbihan  / La profession agricole a déposé un dossier de demande de dérogation à tir en cas de forts dégâts. Cependant, à ce jour, il n’y a pas d’arrêté préfectoral permettant l’intervention des lieutenants de louveterie. En cas de forts dégâts, contactez la DDTM 56 au 02 97 68 12 00 ou ddtm-chasse@morbihan.gouv.fr et surtout remplissez une attestation de dégâts.

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