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À Pleyber-Christ (29), Une salle de traite qui limite les contraintes

âgés de 50 ans, Gisèle et Bruno Kérébel ont profité du changement de leur salle de traite pour imaginer une installation qui leur facilite le quotidien, jusqu’à la retraite.

Griffes légères et tuyaux en silicone limitent les contraintes sur bras et épaules.

"Notre salle de traite avait 20 ans". Éleveurs à Pleyber-Christ (29), Gisèle et Bruno Kérébel avaient du mal à s’approvisionner en pièces d’usure. Et la traite durait en longueur, la production étant passée de 500 à 750 000 litres de lait.

 

Améliorer les conditions de travail

"Nous avons d’abord réfléchi à l’évolution de notre système avec Céline Favé, conseillère à la chambre d’agriculture", se souvient l’éleveur. Extensifier la production, avec plus d’herbe dans la ration, obligeait à construire un boviduc. "Nous n’avons que 13 ha accessibles". Mais il était difficile d’envisager de fermer le silo de maïs. Le choix est alors fait de poursuivre dans le même système, en améliorant les conditions de travail, à commencer par la traite.
Un robot ? "Il nous aurait fallu deux stalles, calcule Gisèle. Et notre bâtiment ne se prêtait pas à une circulation fluide des animaux".
Un roto ? "Nous avions trouvé une occasion. Mais il n’était pas éligible aux subventions du PCAEA", rajoute Bruno. Ce sera donc une salle de traite 2x9 postes, qui a pris la place de l’ancienne, "après quelques mois de travaux", l’éleveur se chargeant de la maçonnerie.

 

Un diagnostic par la MSA

"Nous avons 50 ans tous les deux. Il s’agit de tenir jusqu’à la retraite ! Et tant qu’à modifier quelque chose, autant le faire bien". Pour les aider à choisir leur installation, Bruno et Gisèle font donc appel à un préventeur de la MSA. Et ne le regrettent pas ! "On nous a conseillé une salle de traite de plain pied, ce à quoi nous n’avions pas forcément pensé". Et ils apprécient le changement ! "Plus besoin de monter et descendre sans cesse 3 ou 4 marches".
Équipé de compteurs à lait, le nouvel équipement identifie les animaux à leur entrée. Un écran tactile, dans la fosse de traite, donne accès aux données du troupeau, "ce qui évite d’avoir à retourner dans le bureau". Et un haut-parleur indique les vaches en défaut (mammites...). "Une première en France chez SAC", indique le concessionnaire.
Toujours pour limiter les déplacements, une porte de tri automatique permet de séparer facilement les vaches à isoler "Qu’une vache boîte ou ne semble pas en forme et on intervient sans hésiter", remarque Gisèle.

 

travail en salle de traite

Limiter la pénibilité

L'installation a aussi été pensée afin de limiter la pénibilité des tâches. Ainsi, pour réduire les contraintes sur les épaules, les griffes sont plus légères. "On a gagné 5 à 600 gr. Et on se rend compte de la différence", affirment les éleveurs. Toujours pour gagner en poids, les tuyaux sont en silicone. "Et comme dans notre ancienne salle de traite, nous avons choisi le Quick Start, une option qui permet d’utiliser la griffe sans avoir à appuyer sur un bouton".
Pour éviter de porter des seaux, un taxi-lait a trouvé sa place au bout de la fosse de traite. "Et on a bien apprécié cet hiver", note Gisèle. Autre avantage, "le lait étant toujours distribué à la bonne température, nous avons eu beaucoup moins de problèmes sanitaires sur les veaux".

 

Un collier pour détecter les chaleurs

Dans les logettes, une machine aide désormais au nettoyage et au paillage. "Et une fois qu’on y a goûté, on a du mal à faire marche arrière", reconnaît Maël, leur fils, en études agricoles.
Pour un suivi plus facile du troupeau, les vaches sont équipées d’un collier qui enregistre les données de rumination, la température corporelle, l’activité… "C’est bien plus simple pour détecter les chaleurs ou les problèmes de santé", constatent les éleveurs
Pour une meilleure hygiène de traite, ils ont également opté pour une désinfection des griffes entre chaque lot. Et déjà les leucocytes ont diminué.

 

 travail en salle de traite

Surveiller le troupeau

Mise en route le 8 novembre dernier, la nouvelle installation donne toute satisfaction. "La traite est plus rapide, indique Bruno. Et peut, si besoin, être effectuée par une seule personne, lors des pointes de travaux par exemple". Les deux trayeurs ayant à peu près la même taille, il n’a pas été prévu de plancher mobile.
Déjà équipés de caméras, les éleveurs ont profité des travaux pour compléter leur installation. "Sur l'écran tactile, on peut voir la laiterie et la porte de tri". Dans le bâtiment des génisses et celui des laitières, des caméras suivent la circulation des animaux et les vêlages. "On a sauvé pas mal de veaux, indique Gisèle. Et on n’a plus besoin de sortir de la maison le soir ou de se lever la nuit pour rien".

Pour découvrir ces équipements, une porte ouverte avait été prévue. Confinement oblige, elle est remise à plus tard…

 

 travail en salle de traite
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