LAIT
Profiter de la hausse, mais pas à n'importe quel prix
"Si la pénurie de lait permet une embellie des marchés laitiers, il ne faut pas céder à l'euphorie", tempèrent Hervé Moël et Patrick Cherdel, responsables FDSEA/JA de la section laitière.

Les responsables JA/FDSEA, Patrick Cherdel et Hervé Moël, appellent les producteurs de lait à la prudence. "Produire plus : oui, mais pas à n'importe quel prix", ont-ils rappelé.
© Terra
Afin de répondre à la demande du marché (1), l'ensemble des producteurs pourront produire un minimum de 10% au delà de leur référence laitière sans risque de pénalités, et ce, à titre exceptionnel pour la campagne 2007-2008. Pour les petits producteurs de lait, à moins de 140 000 litres, s'ajoute une rallonge de 7 000 litres.
Le rapport offre/demande s'étant inversé,
les augmentations se succèdent :
+ 15 e/1000 litres au 3e trimestre ; + 58 e au 4e trimestre, même si le système national de fixation des prix, en place depuis trois ans, freine la réactivité à la hausse comme à la baisse. "Ce qui est sûr , indiquent, rassurants, Hervé Moël et Patrick Cherdel, la tendance ne devrait pas s'inverser dans les mois qui viennent et la hausse de prix pourrait se maintenir au moins au premier semestre 2008".
L'embellie n'occulte pas, pour autant, les autres problèmes sur lesquels travaille le syndicat : le paiement des grammes différentiels et la dévalorisation de la matière grasse ; le dossier "calamités agricoles", conséquence des pertes de maïs fourrage ; le renouvellement des générations ou encore la fièvre catarrhale ovine.
(1) Le quota national, fin septembre, était en recul de 200 000 tonnes par rapport à 2006.
Le rapport offre/demande s'étant inversé,
les augmentations se succèdent :
+ 15 e/1000 litres au 3e trimestre ; + 58 e au 4e trimestre, même si le système national de fixation des prix, en place depuis trois ans, freine la réactivité à la hausse comme à la baisse. "Ce qui est sûr , indiquent, rassurants, Hervé Moël et Patrick Cherdel, la tendance ne devrait pas s'inverser dans les mois qui viennent et la hausse de prix pourrait se maintenir au moins au premier semestre 2008".
Réfléchir son coût de production
Certes, si les producteurs de lait sont capables de réagir, les efforts ne doivent pas être réalisés à n'importe quel prix, estiment les responsables. "Que ce soit l'achat de fourrages, de vaches en lait ou de génisses, attention aux investissements déraisonnés", lancent-ils. Tout d'abord, la France n'a pas le cheptel nécessaire pour produire le lait. Avec 8% de génisses en moins, le prix des génisses flambe. Ensuite, la pénurie de fourrages, dans certaines régions, amplifie le risque d'envolée des coûts de production. Les responsables estiment qu'il vaut mieux garder l'ensilage de maïs pour les animaux productifs et trouver des solutions alternatives pour les animaux allaitants, les génisses et les vaches taries, à travers l'ensilage d'herbe et les mélanges céréaliers. Enfin, le prix de base du lait sur l'année civile est encore loin du prix du lait de 2001, à 285 e contre 310 e/1000 litres. D'autant que les trésoreries, depuis 3-4 ans, sont fragilisées, et par les aléas de la conjoncture, et par les coûts des mises aux normes. "Restons les pieds sur terre", prévient Hervé Moël, "car ces mesures exceptionnelles de fin de campagne ne préjugent pas de la prochaine campagne 2008/2009. La situation actuelle ne sera peut-être pas durable. Evitons d'emballer la machine, même si les conditions sont réunies pour donner un peu d'air aux producteurs".L'embellie n'occulte pas, pour autant, les autres problèmes sur lesquels travaille le syndicat : le paiement des grammes différentiels et la dévalorisation de la matière grasse ; le dossier "calamités agricoles", conséquence des pertes de maïs fourrage ; le renouvellement des générations ou encore la fièvre catarrhale ovine.
(1) Le quota national, fin septembre, était en recul de 200 000 tonnes par rapport à 2006.












