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Elevage porcin
Un forum pour repenser les conditions de travail et la main d'œuvre

Réunis au sein du GIE Porc Armor, les groupements l'Armorique, Cofiporc et Porc Ouest, représentant 900 éleveurs et deux millions de porcs dans le Grand Ouest, ont mutualisé leurs moyens pour organiser le 11 décembre à Loudéac (22) un forum autour de deux enjeux d'avenir : les conditions de travail et la productivité de la main d'œuvre.

Les organisateurs de la journée, avec de gauche à droite : Pierre-Yves Le Plénier, responsable technico-économique de l'Armorique, Jean-Pierre Le Bouetté, président, Hervé Chapon, directeur, Philippe Leneveu, animateur, et François Hallepée, responsable Sanders
Les organisateurs de la journée, avec de gauche à droite : Pierre-Yves Le Plénier, responsable technico-économique de l'Armorique, Jean-Pierre Le Bouetté, président, Hervé Chapon, directeur, Philippe Leneveu, animateur, et François Hallepée, responsable Sanders
© TerrA

Des élevages de 600-700 truies, de plus en plus spécialisés, un conjoint qui généralement  travaille à l'extérieur, des exploitations devenant de véritables PME, des normes bien-être qui vont changer la donne : avec l'évolution de l'élevage porcin, se pose plus que jamais la question de la main d'œuvre, des moyens de réduire la pénibilité du travail et d'augmenter la productivité. A travers un forum volontairement vivant et participatif, faisant la part belle à des témoignages filmés d'une trentaine d'éleveurs et institutionnels, le GIE Porc Armor a offert, selon son président Jean-Pierre Le Bouetté, une opportunité aux éleveurs de "prendre du recul pour envisager la possibilité de faire différemment chez soi".

 

Une nouvelle donne

Les conditions de travail étaient abordées le matin. "On s'adresse à tous les élevages, de 100 à 1000 truies, assure Jean-Pierre Le Bouetté, en donnant des moyens concrets pour réduire la pénibilité du travail qui vont de techniques très novatrices (station de tri, robot de lavage) à des aménagements simples du quotidien." "Il faut passer de la culture de l'effort à celle de l'efficacité" estime-t-il, et  Pierre-Yves Le Plénier d'ajouter, "les conditions de travail sont aussi importantes que le salaire, d'où l'intérêt d'offrir les meilleures conditions pour les salariés, autant que pour l'éleveur." Par ailleurs, l'amélioration des conditions de travail va de pair avec le maintien voire l'amélioration des résultats et constitue une véritable opportunité sur laquelle s'entendent les organisateurs du forum, celle de véhiculer une bonne image du métier d'éleveur à travers les salariés. La montée de la féminisation de la main d'œuvre n'est pas non plus à négliger dans la nécessité de repenser les conditions de travail. "De contrainte, les normes bien-être vont devenir une véritable opportunité de repenser dans la globalité les circuits et l'organisation du travail dans les élevages", remarque alors François Hallepée, responsable Sanders.

 

Revoir l'organisation dans la globalité

L'après-midi consacrée à la main d'œuvre salariée abordait notamment les aspects de management, le cadre réglementaire et les solutions de recrutement telles que les groupements d'employeurs, services de remplacement ou main d'œuvre étrangère. "Déjà dans le Finistère, note Jean-Pierre Le Bouetté, on dénombre plus de salariés que de chefs d'exploitations en production porcine. Comment former une équipe, la faire évoluer et la fidéliser sont devenus un vrai challenge pour les élevages d'aujourd'hui". Aussi, la main d'œuvre représente la deuxième charge en élevage porcin : 0,19 €/kg carcasse, soit 16% du coût de revient en 2006. Or, selon Pierre-Yves Le Plénier, le temps de travail va du simple au double selon les élevages pour les mêmes performances technico-économiques. Les marges de progrès sont donc relativement plus fortes en termes de main d'œuvre que d'aliment.

 

Le forum du 11 décembre n'était cependant pas une finalité en soi. Il permettra aussi aux groupements d'identifier les attentes des éleveurs, dans la perspective d'adapter le conseil et l'accompagnement en matière d'organisation du travail et de la main d'œuvre.

 

Audrey Dibet

 

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