Terra 12 juillet 2016 à 08h00 | Par Emmanuelle Le Corre

Pourquoi défendre les petits entrepreneurs ?

Agriculteurs, artisans, commerçants, … Défendre les PME est une évidence pour le "PMiste" Olivier Torres, qui étudie au sein de son association la santé des petits entrepreneurs.

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Olivier Torres "enseigne les PME" à l'université de Montpellier.
Olivier Torres "enseigne les PME" à l'université de Montpellier. - © terra

Fondateur d’Amarok, observatoire de la santé des dirigeants de PME, Olivier Torres, bien qu’enseignant à l’université de Montpellier dans le secteur public, est un fervent défenseur des petites entreprises et de leurs entrepreneurs. Cet orateur enflammé à l’accent occitan, qui se décrit comme un "PMiste qui enseigne les PME", a expliqué - à l’occasion des assemblées générales du Sdaec et Terralliance - les raisons pour lesquelles il fallait défendre les petites entreprises. D’abord d’un point de vue de l’emploi : "Il existe en France 3 millions de travailleurs non salariés (agricoles et non agricoles) qui représentent 7 millions d’emplois salariés ce qui équivaut donc à 10 millions au total. Alors que les grands groupes – Total, Peugeot… - n’emploient que 4,5 millions de salariés. Une grosse moitié de l’économie française est donc partout sur le territoire !".

Selon lui l’un des problèmes en France est l’application des mêmes règles aux grandes entreprises comme aux petites. Compte pénibilité, effectif de stagiaire limité... : "Mettre les petites et les grandes entreprises sur le même pied d’égalité est une injustice", assène le professeur d’université."Tous les livres de stratégie dépendent des grands groupes", regrette-t-il."Il est faux de considérer une PME comme un IBM en miniature". L’homme défend le rassemblement des PME, trop émiettées, trop divisées. Il faut commencer d’après lui par regrouper les chambres consulaires (artisanat, agriculture…) en une seule structure.

Et la santé dans tout ça ?
Côté santé, il faut donc préserver les petits entrepreneurs. Le premier facteur pathogène sur la santé des petits entrepreneurs est la durée d’exposition au stress. Les autres facteurs : la surcharge de travail, l’incertitude permanente et la solitude altèrent aussi la santé. Dans la balance, ce qui est bon pour la santé, ce sont les personnes qui maîtrisent leur destin ; celles qui savent endurer et se relever malgré les échecs ; celles qui cultivent l’optimisme de conviction… Pour le professeur Olivier Torres, la balance penche de toute façon vers l’entreprise : "entreprendre est bon pour la santé".
Enfin, l’homme milite pour que son association soit reconnue d’intérêt public afin de prévenir les risques sur la santé des entrepreneurs et mettre en place des filets de sécurité. Parmi les filets de sécurité, il estime que les groupements d'employeurs ont un rôle parce qu'ils préviennent de la solitude et replacent du lien social en milieu rural.

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