Case ascenseur : des éleveurs satisfaits
L’âge moyen des salles de maternité était de 20,5 ans en 2015. Dans les années à venir, de nombreux éleveurs devront revoir leur bâtiment. Ils auront le choix entre plusieurs types d’équipements. Résultats de l'enquête.

La chambre d’agriculture de Bretagne a interrogé 24 éleveurs équipés de cases ascenseur pour connaître leur niveau de satisfaction. Les éleveurs sont globalement satisfaits par leur équipement. Le choix d’installer des cases ascenseur est fait pour une sérénité du travail et des résultats techniques immédiats.
Élevages enquêtés
- 24 élevages de production équipés entre 2014 et 2018.
- 4 modèles de cases étudiés.
- 11 élevages équipés à 100 % de cases ascenseur.
- 13 élevages équipés à 63 % de cases ascenseur.
Pourquoi cet équipement ?
- Réduction des écrasés.
- Tranquillité d’esprit.
Mise en route et quotidien
- Conduite majoritairement inchangée.
- Cochettes, truies âgées et truies avec un historique négatif en priorité sur case ascenseur pour les élevages partiellement équipés.
- Fonctionnement permanent du système ascenseur pour 70 % des élevages.
- Relevage de l’ascenseur pour les soins des porcelets et/ou le sevrage et pour les truies agressives à la mise bas dans un tiers des élevages.
Avis des utilisateurs
- Satisfaits par leur modèle de case.
- Grande sérénité de travail.
- Avis positif sur l’amélioration des performances techniques.
- Pas de problème de fonctionnement et/ou d’entretien pour 95 % des éleveurs.
- Investissement jugé bon au regard du rapport coût-bénéfice.
Des équipements neufs
Les enquêtes ont été réalisées dans des élevages récemment équipés. La mise en service des équipements date en moyenne de deux ans. Ces récentes installations expliquent le manque de recul sur le vieillissement du matériel.
Info : Les auteurs remercient les éleveurs et les groupements de producteurs de porcs ayant participé à l’enquête.
Peut-on trouver quelles truies écrasent ?
Avec le développement des cases où la truie peut être libérée en maternité, le risque d’écrasement de porcelets est augmenté. Au-delà des aspects techniques liés au bâtiment et aux pratiques d’élevage, les études menées par la chambre d’agriculture de Bretagne montrent l’importance des facteurs individuels et comportementaux de chaque animal. Dans le cadre d’une étude, nous avons suivi, à l’aide de caméras, soixante truies, le jour de l’ouverture de la cage, soit en moyenne dix jours après mise-bas, ainsi que les deux jours suivant. L’analyse de ces vidéos ont permis d’observer le comportement de la truie (changements de posture, temps passé par posture). Ces vidéos ont, par ailleurs, permis d’observer les écrasements et le contexte dans lequel ils se sont produits (emplacement, heure, jour, changement de posture de la truie, emplacement des porcelets). Deux tests ont également été réalisés sur les truies suivies : un test de réactivité à l’Homme et un test de réactivité au cri de détresse d’un porcelet. Les données comportementales ont été complétées par des données individuelles telles que l’état des pattes ou le rang de portée. L’analyse des données n’a pas permis de dégager de profil de truie qui écrase. Cependant il semble que les truies les moins réactives au cri d’un porcelet écrasé aient une plus grande probabilité d’écraser leurs porcelets. Des recherches sont encore nécessaires pour répondre aux interrogations des éleveurs. Comprendre le comportement des animaux devrait permettre d’améliorer la gestion de ces équipements et d’en diminuer les inconvénients. / Nicolas Villain.












