Quelles rations pour produire du lait bio en hiver ?

Produire du lait en bio en hiver suppose de disposer de suffisamment de fourrages et de pouvoir assurer un équilibre énergie/azote suffisant pour des vaches en lactation.
En Bretagne, on peut produire des fourrages riches en énergie (ensilage de maïs), des fourrages source d’azote s’ils sont récoltés précocement (ensilages d’herbe et enrubannés, foin) et des céréales ou mélanges céréaliers grains permettent de concentrer la ration. Les rations bio restent toutefois souvent moins bien ingérées que les rations conventionnelles et avec un équilibre énergie/azote pénalisant la production laitière espérée. Au-delà de la disponibilité, le choix de la ration peut aussi dépendre des objectifs : soit l’autonomie alimentaire à l’échelle de l’exploitation ou de la région, soit un niveau de production plus élevé pour livrer plus de lait en hiver.
En savoir plus
- Tranvoiz Élodie et coll., alimentation des vaches laitières et si on faisait le point, chambre d'agriculture de Bretagne, mai 2018.
Des rations testées à Trévarez
Les essais réalisés en hiver depuis 2014 à la station expérimentale de Trévarez ont pour but de mieux connaître les performances permises par les rations le plus souvent pratiquées en bio et de tester différents "menus".
La ration de base des animaux est composée de 5 kg MS d’ensilage de maïs et d’ensilage d’herbe (association graminées-légumineuses) offert à volonté. Le concentré énergétique est autoproduit (orge, maïs grain humide ou mélange céréalier sec) et environ 1 kg par jour est apporté tout au long de l’année. Pour les différents "menus" présentés dans les pages suivantes, les simulations économiques ont été réalisées pour un troupeau de 75 vaches laitières avec 25 % de premières lactations. Les coûts de production des aliments pris en compte correspondent aux coûts moyens sur la période 2014-2018 à Trévarez, et avec le prix du lait perçu par la station pendant l’hiver 2018/19.
À noter qu’aucune des rations testées au cours de cinq hivers d’expérimentation n’a eu d’effet significatif sur les taux, la santé ou la reproduction des animaux.













