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Bovins viande : Un cheptel allaitant à la peine

  Si les prix sont restés relativement stables en 2019 en gros bovins, l’augmentation des charges pénalise le revenu des éleveurs. Alors que les débouchés traditionnels des bovins de race à viande en grandes surfaces et boucherie reculent, les éleveurs misent sur la montée en puissance du label rouge pour mieux valoriser leurs animaux. En veaux de boucherie, 2019 fut une année noire sur les marchés, 2020 commence mieux.  

16 000 e/UTA, c’est le résultat courant avant impôts des producteurs français de viande bovine en 2018

Bovins viande

Les cotations des veaux de boucherie ont fortement chuté en 2019. Le veau rosé clair termine 2019 à une moyenne de 5,21 €/kg de carcasse soit 20 % au-dessous de la moyenne quinquennale.
Concernant le marché des gros bovins, les prix de 2019 se situent aux environs de la moyenne quinquennale, que ce soit pour les vaches ou les jeunes bovins. L’exception concerne les vaches laitières qui connaissent des cours dégradés à l’image de la vache P=.
Déjà très faibles en 2018, les résultats courants par UTA vont probablement encore baisser en 2019 du fait de la hausse des charges. 2018 et 2019 ont en effet connu deux étés très secs qui ont affecté la disponibilité de fourrages.

 

6 % des effectifs des vaches allaitantes bretonnes sont en bio

Bovins viande

Le cheptel allaitant breton poursuit sa décapitalisation en 2019. La région compte 109 000 vaches allaitantes, soit une baisse de 2 % par rapport à 2018. Sur dix ans, la chute s’élève à 16 %. Concernant le cheptel laitier, le nombre de vaches s’établit à 774 000 fin 2019. Les effectifs baissent cette année pour la première fois depuis 2012. Il y a dix ans, la Bretagne comptait 749 000 vaches laitières. Le nombre de vaches allaitantes bio est de 7 569 en 2018 soit 6 % des effectifs totaux.

 

 

Actualités de la filière

À retenir de 2019

Le plan de la filière viande bovine, établi suite aux États généraux de l’alimentation, fin 2017, a permis de déboucher sur trois réalisations principales en 2019 :
- L’établissement d’une méthode de calcul des indicateurs de prix de revient en filière bovine. le 22 mai,
- Un cahier des charges label rouge rénové dans le cadre de l’objectif d’atteindre 40 % de l’offre en 5 ans,
- Un guide pratique volontaire de contractualisation publié en mai 2019 dans le cadre de l’objectif fixé que 30 % des transactions se fassent sous contrat en 2022.

Concernant le secteur des veaux de boucherie, un nouveau contrat d’intégration type est paru au JO le 21 novembre. Celui-ci formalise plus précisément les relations éleveurs-intégrateurs notamment concernant les prix et la durée des contrats. Interbev Bretagne a lancé sa marque collective Ejendu, bœuf noir en breton, à l’occasion du Space. Ce bœuf est issu d’un croisement holstein/race à viande (limousine, angus). L’objectif de l’interprofession régionale est d’amorcer et d’accompagner le développement de cette filière. Cette initiative a aussi pour objectif d’ouvrir un nouveau débouché aux veaux bretons issus de mères laitières qui pâtissent du déclin de la production de veaux de boucherie et de l’engraissement des mâles.

Les enjeux de la filière pour 2020 et les années suivantes

2020 permettra d’appréhender la mise en œuvre du plan de filière. Voici quelques points qu’il sera intéressant de suivre :
- La prise en compte des indicateurs de prix de revient par les opérateurs lors des négociations commerciales,
- Le développement du label rouge : dans quelle proportion ? Est-ce que cela ne se fera pas au détriment de sa valorisation ?

Les cours des veaux nourrissons mâles laitiers sont demeurés très bas tout au long de l’année 2019. Cela témoigne d’un problème structurel pour la valorisation de ces animaux. En effet, ceux-ci sont soit élevés en tant que veaux de boucherie, soit engraissés en tant que jeunes bovins en France ou à l’étranger (Espagne principalement). Or ces deux marchés sont structurellement en décroissance. Trouver de nouveaux débouchés pour ces veaux est donc un enjeu stratégique pour la filière.

 

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